sakalabimi

Bienvenue sur mon blog

Archive pour la catégorie 'Non classé'

Koûmbi Bouilika

Posté : 10 avril, 2014 @ 12:18 dans Non classé | Pas de commentaires »

Koûmbi Bouilika
Ce village se trouvait au lieu dit, à l’actuel emplacement de l’aéroport de Pointe-Noire,
entre la base aérienne et la rivière Tchinouka, à sa source, encore un petit ruisseau qui coule aussi bien sous les rails que sous l’avenue Marien Ngouabi, vers le quartier Mboukou.
Le village fut rasé et les habitants chassés puis expropriés de leurs terres…
par la seule volonté du colon…sacrifiés sur l’autel du développement,
pour y construire une piste d’aéronef,
par ce qu’étant le seul long plateau, dans ces environs…..marécageux de Ndjindji!
Le chef de ces terres s’appelait Fouka Lassy.
l’ancêtre de la famille Sakala Lassy.
N’est il pas légitime que les descendants de cet illustre chef coutumier, revendiquent un dédommagement suite au préjudice subit par leurs ancêtres?
Il y a eu deja un précédent au Congo:
La plainte du 10 novembre 1958 de la famille Kimbouala, suite à leur expropriation des terres laissées par leur ancêtre le dénommé Mpi, lors de la création de la réserve forestière de la Pâte d’Oie à Brazzaville en 1938 et de l’agrandissement de l’Aéronautique civile, le future aérodrome…..sur leurs terres familiales..

Si Pointe-Noire est au jour d’ hui un havre de paix pour tous, nous le devons tous à ces familles qui servent à la fois de ciment et de tampon.

Se pose donc la question du rôle de spectateur auquel cette famille est reléguée, eu égard à la gestion de leur région et de leur ville. toute proportion gardée!

.61090_540482372644403_1280105561_n

« Ndoss’ i lot’ mboua ».. le rêve du chien

Posté : 17 février, 2013 @ 8:05 dans Non classé | Pas de commentaires »

Mon souhait pour la nouvelle année 2013, que le maire de la ville de Pointe noire procède au deplacement de la station d’essence qui se trouve au marché central, arrondissement 1 Lumumba. Coincée entre la Poste, des étals de puces vestimentaires et des vendeurs de quincailleries en PVC, cette station d’essence est un danger pour les usagers du dit marché, en cas d’explosion ou d’accident…(cette station se trouve dans cette avenue du 13 Aoùt 1963 qui part du quartier Tchitchelle à Saint Pierre, en croisant l’avenue Schoelcher, au fond, à droite, apres le marché de poisson de mer, et la poste….les pontenegrins se retrouveront facilement…). Les bonbonnes de gaz, l’essence et le pétrole lampant qu’on y vend sont des combustibles inflammables. Ajouter aux ballots de tissus, de puces, les quincailleries en PVC, le bois et les tôles des étals de commercants, tout cela sont des puissants comburants, qu’une pétite étincelle suffirait de tout embraser…Oui, un incendie dans cet endroit confiné, tres fréquenté, difficilement accessible aux vehicules de pompiers à cause des embouteillages de l’avenue Victor Schoelcher, peut devenir un piège mortel. En plus de la forte densité démographique du quartier, la difficulté de s’y mouvoir, les encombrement des trottoirs par les marchands, les tas d’ordures, des caniveaux à ciel ouvert…. S’y échapper et s’y mettre en lieu sùr, serait une gageure…. Sur ce, le maire de la ville doit-il attendre une autre catastrophe, apres celui des inondations, avec un bilan humain plus grave, pour crier encore à la fatalité?……Le Marechal Lyautey disait: « Gouverner, c’est prévoir »

« Commencons par « securiser » d’abord la population, par l’hygene, la salubrité, couvrir les caniveaux qui sont des pièges mortels pour les enfants pendants les pluies duliviennes, éloigner des habitations et des zones à forte densité démographique les sources d’explosions. Même si le mode de selection de nos élus locaux n’est pas transparant et democratique, que cela soit une nomination ou une désignation, là n’est pas le probleme. C’est plutôt le mode de fonctionnement et de gestion de ces entités collectives de proximité qui laisse à desirer! la herarchisation des priorités n’est pas soumise à une consultaion. D’où la multiplication des projets farfelus qui n’ont aucun impact majeur sur les habitants….un exemple: il devait avoir un debat pour determiner par ordre entre l’operation necesaire de l’adressage de la ville de P/n, qui en passant est financé par l’Union Europeenne, et l’urgence du probleme de la mobilité (transport en commun et le maillage du territoire urbain)……Aujourdhui, Pointe noire évolue et croit en suivant le plan etablie pendant la colonisation, pour des raisons de securité et de non mixité entre blancs et noirs: un centre ville où debouchent toutes les avenues venants des quartiers peripheriques….. Il est dificile d’aller de Tchimbamba à Tiétié, de Matendé à Louandjili, de Ngoyo, Côte Matêve, Njeno au centre ville, une voie de contournement à partir du lac Tchimvassa, de Tchibambouka plage qui longerait la côte jusqu’à la Loaya et le Wharf decongetionnerait la circulation sur l’avenue de Kronenbourg(Bitélika Ndombi), etc….La priorité serais une rocade de contournement qui servira de voie de déléstage pour desengorger le centre tous les vehicules qui y transitent….cela aura un impact positif sur la vie des habitants qui se rendrent aux marchés et hopitaux du centre »

« Déplacer une station d’essence ne depasse 300 milions de fcfa, qui est le seuil au dela du quel un financement d’etat ne peut se faire sans l’intervention de la Delegation des grands travaux…mais les normes de securité fondamentales doivent etre respectées, et d’ajouter, pas seulement à titre préventif mais surtout curatif, comme dans le cas présent….sachant l’inutilité economique et strategique de cette station à cet endroit: les vehicules venants du entre ville se ravitaillent à celle de l’hopital, ceux qui viennent de la citée peuvent le faire aux stations de l’ecole de Mvoumvou, Puma de l’avenue de la revolution, du rond point Mawata, Tota du lycée technique, ..bref, en tout, cinqs stations dans un rayon d’un kilometre……à la limite, elle peut etre deplasser sur l’avenue de saint Pierre(12aout 1963), entre l’avenue Charles De Gaulle et Marien Ngouabi, le terrain de l’Institut des Travaux Publics. sans habitations autour et facillement circonscriable en cas d’incendie »

Bien que plusieurs acteurs interviennent pour des instalations d’utilités publiques…le cas des routes qui traversent les aglomerations françaises en sont la preuve: les portions de route nationnales dependent de l’état( la DDE), les departementales dependent du Conseil general et les autres restent à la charge de la mairie. Mais là, nous parlons des pays organisés et prévoyants en amont. Concernant notre pays, avec sa lourdeur administrative endemique, souvent, les passages en force facilitent et regulent certains blocages…..sachant que cette station est la propriété de la SNPC dont le responsable est un deputé, donc sensé  proteger et defendre le peuple….le maire peut faire directement appel à lui…… »

Vu les entecedents, on craint une prochaine catastrophe, bien que sans vouloir proteger le maire , je sais  bien que l’administration municipale ne peut pas décider de déplacer une station service………sans en referer à ses partenaires :Grands travaux,Ministere des hydocarbures, Ministere de l’urbanisme….. Esperons que cette doleance ne va rester une rêve d’un chien, qui ne peut se plaindre.

L’optimum de la vie…

Posté : 7 août, 2012 @ 1:39 dans Non classé | Pas de commentaires »

Aeroport, KM4, Tchimbamba, Louaya, Mpita, Tchiloulou, Malala, Kronembourg, Tchinouka,

L’adrénaline est vital en amour, mais la routine et l’habitude d’amour le tue. peut on maintenir la flamme et les sensations fortes apres plusieurs années de vie commune? un sage a dit, si tu veux etre heureux un jour, bois un litre de vin, un mois, tue un cochon et une année, marie toi…..parceque le bonheur en couple ne peut durer toute une vie! parceque la quarantaine est un terme…
Et un commencement. C’est au fond la dernière adolescence! Tout se remet en question, les certitudes et les traditions qui nous y enchainent… nous sommes surpris par certaines de nos fragilités et l’autre, notre partenaire amoureux est le miroir qui nous renvoit nos faiblesses…. tout devient grave de par nos contre performances et surtout, nous sommes de plus en plus indécis. sauter le pas ou se résigner au semblant de confort qu’offre la tendresse qui a pri la place de la passion…. Dernière chance de changer cette situation acquise, morne et routinière….mais combien gratifiante à la vue de la descendence perpétuée…….Mais aussi la première chance d’une nouvelle vie qui peut s’averer dévastatrice ou riche en rebondissement, un dernier sursaut avant les inexorables regrets de la vieillesse du « si je savais… ». C’est la conscience au bord d’un saut. Tout est passage, alors il faut passer. Comme nos savons, tout depend de comment on oriente ou on conçoit sa vie……..

Les Défits de l’urbanisation des pays du sud.

Posté : 17 juillet, 2012 @ 8:47 dans Non classé | Pas de commentaires »

 

Depuis que le monde existe, c’est la première fois que
les hommes vivront plus en ville qu’à la campagne.

La terre comptera bientôt plus
de 8 milliards d’individus dont 5 milliards seront des citadins.

Et cela plus
précisément dans les villes du tiers monde. Cet exode rural pose déjà de vrais
problèmes. 

Comment endiguer toute cette

masse et de pouvoir  l’absorber, avec
tous les problèmes que cela engendrera.

 Le besoin en main d’œuvre des villes était la cause première du déplacement des populations rurales.  Aujourd’hui, ce phénomène migratoire ne s’arrête pas et prend une telle ampleur tant bien même que quand les villes, saturées,  n’offrent plus de perceptives de développement et de bien être. 

Mais l’attirance est trop forte..

Des villes avec leurs promesses de vie meilleure, d’évolution et de modernité
suffit à décider même les plus hésitants des ruraux à sauter le pas.

C’est
aussi la fuite du carcan rétrograde des traditions familiales qui pousse les
personnes à se déraciner.

Finalement ces populations déchantent vite et sont
pris dans l’engrenage de la précarité avec ses corollaires : habitats
insalubres, pauvreté, maladies, insécurité et violence.

Dans ces villes tentaculaires, dépourvues ou peu loties d’équipements collectifs, de voiries, le
plus souvent les services publics se résignent de subir la pression de cette
invasion qui les dépasse, et se contentent de privilégier les centres villes
négligeant du coup les zones périphériques.
Les réactions des populations autochtones face à cette
invasion provoquent parfois des frictions et incite les riches de se regrouper entre
eux dans des quartiers sécurisés et bunkerisés, protégés par des vigiles armés, de manière souvent disproportionné par rapport au danger encouru. 
Ces îlots communautaires des riches et des pauvres sont
comme un patchwork de conditions de vie  juxtaposées, différentes et étanches ne
pouvant cohabiter. C’est la preuve de l’échec de l’intégration et de l’assimilation
des nouveaux venus de par leur nombre.

Même si ces populations font preuve d’une
grande capacité d’adaptation.   

Ces grandes villes du futur seront dans l’incapacité d’absorber ce flux de
populations et de faire face aux problèmes de chômage, d’insécurité, de
salubrité qu’elles créent.

Vu que souvent ces mégapoles se trouvent dans les pays du sud : pauvres ou en voie de développement.
13248_673431252717552_471450814_n

la fêlure 4

Posté : 6 janvier, 2012 @ 4:15 dans Non classé | Pas de commentaires »

Perdue dans ses pensés, et distraite par le bouhaha du bistrot juxtant notre parcelle; maman ne fit pas vite attention à ces cris qui venaient de la rue. deux femmes pleuraient en se lamentant. la clameur s’approcha dans la direction de la maison. c’étaient les deux soeurs de maman! Mâ Tchilessi et Mâ Tchikoumbi. pieds nus , poitrines dehors et cheveux dans le vent. maman les regarda incrédule et interrogatrice: Grand père était mort depuis une semaine déja! seulement aujourd’huit que la nouvelle leurs est parvenue- une seule fois par semaine,un camion déservait le village de grand père. ramenant marchandises et nouvelles en ville.  les trois soeurs se tomberent dans les bras. Papa dépécha quelqun chez Tâ Tchikouakou-son ainé,  tonton Bitelika-son cadet ; Tâ Balou et yâ Marc leur informer du décès. Les voisins vinrent. le vieux Nkiba’nsa et le vieux Mizélé. Mâ Tchimalou vint se jetée par terre au milieu de la cour le pagne ataché à hauteur de cuisses! papa Mizélé se résolu d’arreter la musique de son bistrot. ça tenait plus du tintamarre que d’un song harmonieux ! les badauts s’attroupaient . les petits vendeurs à la sauvette s’invitaient. qui vendaient de l’eau en sachet, du jus de gengimbre, des cacahuetes grillées, les batons de cigarette,arachides fraiches, noix de coco et tubercules de manioc coupées en dé! les coordonniers ambulants et « les enfants médicaments » :ces vendeurs ambulants de médicaments. tout ce monde savait qu’une veillée attirait du monde. donc des clients potentiels! poussant souvent la désinvolture jusqu’à proposer leurs marchandises au milieu des gens en pleurs; parfois à côté du cerceuil sous la chapelle ardente: « Que veux-tu; les valeurs et le respect se perdent! dixit papa. Le vieux Mizélé se frota déja les mains pensant à la recette qu’il fera. il se précipita avec sa « lampe pétromax » qu’il acrocha à une branche du safoutier qui tronait au milieu de la cour. parcequ’ à une certaine heure, la veillée se déportera presque chez lui; au début la soif- l’appel de l’alcool- et à la fin de l’acharnement éthylique. parceque chez nous on boit comme l’on se noie! les gens buvaient du café dans des gobelets pour rester en veil. il y’avait souvent du vin rouge à la place du café. et les gobelets circulaient! ho …..Grand père a été trouvé dans son lit, il était mort dans son sommeil . surement à l’aurore: oui. il est mort comme il a vecu! discretement, sans déranger, dans la quiétude du matin: oui l’homme de bien meurt au petit matin! Et c’est papa qui devait s’occuper des funérailles de son beau père: ainsi le voulait la tradition. maman pleurait de toutes les larmes de son corps. se rappela du songe quelle fit sur grand père ce jour de grande pluie. pourquoi cette colère de grand père qui était de nature paisible. jamais un mot en dessus de l’autre! m’a t il vu dans un endroit où je ne devais en aucun cas me trouver? le malaise qu’avait maman au lendemain de cette tornade persistait. si c’était seulement le décès de son père qui la mettait dans de tels états!… la douleur persisterait quand meme mais elle serait appaisée. parceque qui est fait est fait! mais pourquoi cette boule en travers de la gorge? comme si un probleme lui arrivait! elle était allongée sur une natte en tissu de  raphia d’ou elle spasmodiait des phrases innintelligibles .c’est là que Ya Fouti vint la trouver. elle aussi en pleurs. elles s’embrasserent, se plaignant de leur tristèsse d’orphelines; prenant le monde à témoin de leur malheur. tous étaient touchés par les plaintes  de Ya Fouti. c’était une pleureuse professionnelle.  » Ah la pauvre enfant, ça lui rappele la mort de son père » lacha Tâ Bitelika. oui, ils étaient arrivés avec leurs épouses et nos tantes . avec des nattes pour dormir à la belle étoile à meme le sol et des maracas pour accompagner les chants funebres. les hommes se réunirent pour décider du montant des cotisations. le cahier affecter à ça, circulait déja. le vieux Mizélé s’y  attela comme à toutes les veillées du quartier.dans le passé, il eu des doutes sur sa maniere de gerer l’argent. des dépenses injustifiées. il eu des écarts négatifs dans ses comptes!… »donner le commerce de l’arachide au coq dont c’est le mets favori? »……. ironisa tonton Bitelika. « une chose est sùre, demain ou au plus tard apres demain; une délégation doit partir pour le village! trancha papa.

Pendant ce temps,moi; j’étais aux anges.Ya Fouti avait élu domicile chez nous! c’était ainsi les veillées funèbres. toute la famille et les proches devaient de vous assister. les femmes quand elles ne pleuraient pas, préparaient le repas de tout ce beau monde.  par contre la mission des hommes était de trouver l’argent des cotisations. et surtout ils étaient là pour boire du « sovinco » ,les « cravatés » et  »ordinaires ». ils en déscendaient pleins! à voir les regards torves qu’ils jetaient aux femmes,entre deux mises de jeu de pocker ou de « djok », dont les pagnes attachés en haut des genoux;à mi-molets, découvrant des « antichambres du paradis »;claquaient des mains,chantaient en remuant leurs derrières provocateurs; écartaient tous doutes sur ce qu’ils buvaient: ce n’était pas du café! Moi par contre ,j’étais aux anges! de temps en temps je m’éclipsais avec Ya Fouti; prétextant l’accompager à la fontaine publique ou faire une course; « avec tous ces cubains en ville »……. et on en profitait. dans la prénombre de la cour de l’école primaire sans portail , elle contre le flamboyant ou le palmier cisal , pendant que moi, intennable; en bucheron laborieux…en laboureur consciencieux…ah Ya Fouti…… Tout fus fin prêt comme l’avait souhaité papa. une délégation partis pour le village: papa, maman, les tentes,les oncles et quelques voisins dont Tâ Balou et sa femme. Ya Fouti était réquisitionnée. c’est elle qui serait notre cuisiniere secondée de Ya Lelo à l’absence de maman! « Ne te soucis pas trop, Fouti est bonne cuisiniere;les garçons sont entre de bonnes mains  » lanca papa pour rassurer maman.il savait pas si bien dire!  parfois certaines paroles annodines sans le savoir prenent des accents prophêtiques….moi livré à Ya Fouti sinon le contraire. presque seul au monde avec elle! toute la durée du sejour des parents au village fut ,aussi sinique qu’il parait; délicieux entre elle et moi.             Et ce qui ne devait pas arriver ,arriva! Ya Fouti tomba en enceinte. comment est ce que possible? mais il s’avere qu’elle se cachait souvent et de plus en plus ,pour vomir. ses crachats et son subit gout immoderé des fruits acides pouvaient passer innaperçus: mais vomir comme ça, attirait meme l’attention de Ya Lelo réputée rêveuse. la nature joue à l’homme souvent de ses tours! comment une femme reconnue stérile, la trentaine triomphante donc sans aucune chance de conjurer son sort; pouvait tombée enceinte sans l’aide des guerisseurs; et de surcoit d’un garçon à peine sortis de l’enfance? donner la vie hors mariage! quel blaspherme! je vois deja d’ici les anciens s’étrangler en apprenant la nouvelle.  elle n’avait pas le droit! surtout apres son rôle « initiatrice désinteressée »qu’elle avait exercé sur moi? elle devait rester qu’un instrument toléré! pas d’attaches, pas de sentiments…il fallait y faire abstraction……..    

<!–

–>

la fêlure 3

Posté : 6 janvier, 2012 @ 3:59 dans Non classé | Pas de commentaires »

Que m’arrive-t-il? tout se bouscule dans ma tête. j’ai comme le vertige. je n’arrive pas à me concentrer. je respire mal. mon coeur bat vite. bat la chamade. je tremble presque. je suis en colère. j’ai la rage. je bouillonne de colère. je parle seul. mes membres commencent à trembler. je piafe d’impatience. les doutes m’assaillent. il est 19 heures. il fait presque nuit. je ne peux pas rentrer sans la voire! Maman devait etre morte d’inquietude. j’étais pas rentrer à la maison depuis mon retour du college. Il continuait de pleuvoir des cordes. le quartier de Ya Fouti n’était pas éclairé. ces nouveaux quartiers où s’entassaient tous ceux que le chemin de fer drainait à pointe-noire, venait jeter au bord de l’océan; pour trouver du travail. ces gens qui travaillaient au port et dans les quelques entreprises industrielles de la place comme manutantionnaires. ces faubourgs malfamés étaient des coupes gorges; avec des maisons en planches et des rues qui se terminaient le plus souvent en cul de sac. dans des parcelles enclavées. l’adressage n’éxistait pas. encore moins la numerotation! on se guidait par des repères : telqu’un arbre à pain, un palmier, un fromager ou tout simplement un bar. alors quand on coupait l’arbre ou le bar fermait….Viens donc t’y balader la nuit. sans etre du quartier. les latrines donnaient directement dans la rue. dans ces rigoles qui servaient d’égouts à ciel ouvert. les immondisses s’entassaient dans les rues. les mares d’eau, les chiens érrant, de grands brigands appelés « ballados ». Lorsqu’il pleuvait et de nuit; il fallait une dose de courage pour braver cela. Fallait  etre motivé! Pour ça Ya Fouti était une vraie motivation. j’attendais seul dans cette cabane fait de planches et de tôles de recuperation, le retour de cette dernière de son atelier de couture. pourquoi est-elle en retard? ça cache quoi? A-t-elle rencontré quelqu’un. elle a fini peut etre par se lasser de moi. de cet amour sans issu. qu’on devait cacher,dissimulé. Cet amour honni, interdit et impossible. pourquoi s’acrocher à une chose qui est vouée à l’échec? sans issu. et peut-etre elle s’est fait agresser par ces ballados qui écumaient le coin? Ou bien quelqu’un l’a tout simplement offert une bierre au « credit à voyager »:le bistrot du quartier rex. Ha! enfin j’entendis des pas malgres le bruit assourdissant de la pluie sur la tôle ondullée. je reconnu le bruit leger de ses pas. elle ouvrit la porte. je la vis debout dans l’encadrement de la porte,trempée ; la robe en tissu de pagne moulant son corps. j’était fou de rage. en colère et  faim de ce corps. j’imaginais qu’elle revenais de chez un homme. tout se bousculait en moi. l’envie et la colère: je venais d’experimenter ma premiere crise de jalousie! Mais quand elle me dit que c’est à cause de la pluie. elle a du s’abriter de la pluie… »tu sais? marcher dans le noir, dans la boue , en hésitant entre un caniveau plein et la terre ferme »…Je ne dis mot. je restais silencieux et bouillonant. Finalement ce qui comptait c’est qu’elle était là. elle rétira sa robe mouillée. elle grelotait. ses levres tremblaient. Dans un coin de se qui lui servait de piece principale, elle se coula un sceau d’eau pour se nettoyer le corps et les pieds.l’eau ruissela entre les planches vers l’exterieur. elle s’éssuiea. et vint se mettre debout en face de moi. provoquante. la poitrine en avant. la prénombre donnait à son corps sculpté, des allures de statues de déèsses égyptiennes de Nubie! » Tu es faché? tu as des doutes »? Elle m’entoura de ses bras. « Je t’appartiends! »dit-elle….. elle trembait toujours. ses lèvres aussi. pourtant son corps chauffait. brulait presque. Comment des temperatures aussi extremes et contraires pouvaient se bousculer dans un meme corps! ha la femme! ses yeux de biche me supliaient. Sa bouche charnue….Diantre! je me resolu à boire dans cette fontaine de jouvance. elle m’attira dans la chambre. elle s’allongea et me lança: Yiss’*…..Je baissa ma garde……Tout chavira…. Ho grand dieu……     ha  Ya Fouti…. je l’aimais comme l’on se noie: à en mourir.      Je refusais la boué . je voulais me noyer. En elle… »Tu veux voyager? ». »Mais je plane déja! ». « Non?… je voudrais t’ammener loin… là bas. au dela. je t’aime tellement!.. d’accord?…oui?….alors ferme les yeux! »…. Je me sentis lèger. j’étais comme un oiseau. je volais. j’apperçus au loin l’océan. la baie de Louango. On survolait le grand seminaire et la mission catholique….l’imposante statut de Monseigneur Carrie   ….L’allée des manguiers centenaires, qu’empruntaient les esclaves pour aller à l’embarcadère; pour le voyage de non retour! ……les gorges de Diosso…. la maison du roi à Diosso…nous l’évitâmes parce qu’on ne pouvait survoler le palais royal.    c’est à ses risques et péril!…. les plaines de Tchilounga*…..Ntandou mpili*; ces savanes désolées où rien ne pousse…….ces plaies béantes dans la brousse laissées par les feux de forêt… ha c’est cultures sur brûlis…le lac M’bou M’bissi* ….Tiali…..le cimetiere Mont Kamba. j’apperçue mon grand père. il me tournais le dos. » Que viens-tu faire ici? »  Ya Fouti souriait…..ses yeux brillaient comme des flammes, un chant doux comme une berceuse sortait de sa bouche. nous enffourchâmes un âne ailée noir….ho! le chemin de fer…….tiens une locomotive….la lagune Louaya…enfin! Tchimbamba….Mpita….Tiétié….                          J’eu envie de pisser….        

Le soleil me piquais les yeux. ses rayons percaient à travers les claustras . je me réveila. tout bourru. la bouche pâteuse. fatigué. vidé. je me trouvais dans ma chambre. mon cartable, mon uniforme kaki et mes godasses s’y trouvaient. mais je n’étais pas mouillé. encore moins ma couche. comment j’ai attérri à la maison? je m’éfforcais de me souvenir de ce qui s’était passer la veille. La maison de Ya Fouti sur les hauteurs de Tchiniambi. la pluie qui n’en finissait pas! moi et elle. dans elle. cette sensation délicieuse….puis le trou noire. Juste quelques flashs. Comme au lendemain d’une cuite memorable. mais sans le mal de tete. Pourquoi ne me rappelais-je pas de la fin de la soirée. Mon pétit frere qui partagait la chambre avec moi me dit qu’un monsieur m’avait déposé hier. Il était juché sur un velo noir. il portait des habits noires. son regard sombre et son sourire carnacier dénotaient avec la delicatesse et la sollicitude avec laquelle parait-il; il m’entourait.                                                                                                                                                                                                                                       A mon corps défendant, face à l’évidence; je du reconnaitre que ce monsieur: c’était Tâ Tchimaka!..oui.Tâ Tchimaka. vraiment un drole d’oiseau ce gars. il portait toujours une redingote noire avec un noeu papillon sur une chemise blanche avec un chapeau de sorcier vaudou. Tel un croquemort. il était craint et respecter.  je le compris que plus tard. il avait la connaissance. les sciences occultes et la magie noire n’avaient pas de secret pour lui. on le voyait trainer souvent du côté du cimetiere de Mont Kamba où il donnait des coups de main, lors des reffections et réparations des pièrres tombales. On raconta qu’il fut initier à la magie par un prètre franciscain au seminaire de Loango, où il travaillait. c’était l’homme a tout faire.Réparer la clôture, tailler la haie, changer des tôles sur la toiture.peinture et travaux de maçonneries; décorer l’autel avec les palmes les jours de fête…. D’où il profita de s’approcher des soeurs réligieuses. Il s’autoparia de se « faire » une réligieuse.  Une jeune séminariste tomba dans son filet. une fille de Diosso qui était rentrer dans les ordres pour fuir un beau père vicieux et mal intentionné. Tâ Tchimaka arriva à ses fins apres moults et patientes imprécations pour seduire la pauvre! Il l’eu et l’enceinta. « C’est l’histoire du crocodile qui fuit la pluie en se réfugant dans la rivière! »  Le secret fut bien gardé. la soeur réligieuse se cacha jusqu’à la délivrance. Le père superieur l’élloigna à la mission catholique de Landana. couvrant le scandale. Tâ Tchimaka fut viré. On lui remis son bébé et il s’enfonca dans la nuit sans demander son reste. ce bébé: c’est Ya Fouti. elle fut élevé par sa grand- mère paternel. On raconta aussi qu’elle hérita des « choses » de la nuit de sa grand-mère et de son père à leur mort: Hé oui, Tâ Tchimaka était mort depuis belle lurette. vraiment bien mort. j’étais encore gamin. Ya Fouti devait s’approcher serieusement de la vingtaine. je me rappele de cette veillée funèbre. maman y alla. papa aussi. Yâ Tchimbakala notre ainée, Yâ Kousavi ; Yâ Lelo la benjamine. tout le monde était là.  mon petit frere et moi ,sommes rester à la maison. Il était interdit aux enfants de voire un mort……..Comment pouvais-je me retrouver dans ma chambre apres s’etre fait raccompagner par ce vieux corbeau, sur son velo noire de marque « zéphyr? » Je ne comprenais rien . Je n’avais pas peur. j’étais serein. Mais troublé. C’était ça le voyage que m’ avait promis Ya Fouti hier soir pendant qu’on faisait l’amour? m’ammener loin! là bas! au dela! Il fallait juste que je ferme les yeux? je repensa au sourire coquin et malicieux qu’elle me décrocha avant que je ferme les yeux. Puis plus nien. le vide. je lévitais…  le grand saut quoi! ……Imbriqués,Emboités, moi dans  elle!……..Décidement cette fille était terrible!                          

la fêlure 2

Posté : 6 janvier, 2012 @ 3:51 dans Non classé | Pas de commentaires »

c’était sans compter des attaches que je commencais a avoir pour cette femme. comment ne pas avoir de la tendresse et ne fus que de la compassion pour une femme que toute la communauté à mis sur le banc du fait de sa stérélité.                                          Et qu’aucun homme se retournait sur son passage au risque d’etre traiter de « chasseur dans le desert »,la risée de tous!        Soit, devait- elle se contenter d’un vieux grabataire qui en faira sa enième épouse avec le mépris de ses coépouses en prime? : le lot des femmes non-fertiles. Il lui resta que cette petite dérogation sociétale: Ce rôle qui leur était dévolue de par la tradition. ce vil travaille de « décallotage », caché et non dit! mais encouragé dans l’obscurité. Par leur manque d’attaches sociales. on la leur demandait comme s’il s’agissait d’un acte de salubrité publique: »             « De toutes les façon,personne viendra jalouser le pétit » lancait méprisante la maman qui vennait solliciter les faveurs pour son fils. Qui accepterait qu’une femme de sa famille fasse ce sale boulot. Mais elles, ignorant ses appéhenssions,son dégoùt  ou son non attirance pour le jeune à « dépuceler »s’executait de façon désinteressé! Elles seules étaient les recours salutaires quand les dégats laisser par les carcans de nos tradditions rétrogrades sur la chasteté, ne pouvaient etre rattaper! les pauvres se rabattaient sur les prostituées du quartier « trois cents ».Ceux des familles aisées avaient leurs « tantes techniciennes de surface ».                    Mais quand il s’agissait d’un beau adolessant à « initier »; comme ce fut le cas de mon grand-frere Tchimbakala; certaines mamans du quartier ne cacherent pas leurs interêt pour etre choisie. multipliant de coqueterie,et de toilette. Notre maman fut assièger par une cour de « tantes »qui voulaient s’adonner à la « tache ». Gènant, éffarant et pathétique!              le mari de mâ Tchimalou ne tenait plus sa femme! roulant son derriere de façon éhonté quand elle passait devant la chambre de ya Tchimbakala,multipliant les ruses pour se retrouver seul avec lui sur sa route; au retour du lycée.  Rusant jusqu’a   concocté des petits plats, pour que ma soeur les glisse dans la chambre du grand-frere et  pourquoi pas elle avec!   Surtout depuis qu’on parlait de son depart pour la France pour les études, chaque femme souhaitait etre celle qui passerait avant la blanche. D’abord on ne pouvait laisser un tel privilege à une blanche! Marquer de façon indellebile l’acte fondateur de la vie sexuele d’un homme! Laisser les autres le faire était plus qu’une défaite. une hummiliation. question de fièrté quoi. La preuve, la femme qui s’était occuper de Ya Tchimbakala se prenait toujours comme la « rivale » de Jacqueline;la femme francaise qu’il avait rammener de France. elle le  disait à qui voulait l’entendre:  » Aussi grand cadre qu’il soit devenu,et marier à une blanche; je suis la première ». c’était son scalp à elle. comme faisaient les indiens d’Amerique. son trophé de guerre. décaloter un jeune et beau fils de bonne famille à l’avenir tout tracer!   quel pied.                                                        Mais quand il s’agissait d’un jeune avec une tête d’hippo et une bouche avec de dents en éventail, il fallait chercher longtemps la mercenaire. En plus si son père n’était pas un « kalaka », on se bousculait pas au portillon. quand certains disent que la beautée est facultative et la noblesse du sang aide peu sinon pas, causer pour vous! mon oeil oui!                Ya Fouti n’était ni la fille d’un kalaka, elle était stérile,et n’était pas un canon de la beauté. son regard était déroutant. Mais il y avait ce quelque chose d’indéfinnisable dans son allure. c’est peut-etre sa maniere d’attacher son pagne à mi-mollet qui mettait en valeur sa croupe, de se camper sur ses jambes interminables avec ce sourire triste qui vous donnait envie de la protèger. mais pourquoi diantre personne la prenait comme épouse? Ah ces coutumes. Une femme devait avant tout assurer la descendance, subsidiairement aider son mari à nourir leur portée et surtout donner des enfants mâles. Ya Fouti ne pouvait le faire. elle était sacrifée:moi,je n’en avait cure. Le formalisme,les traditions,le qu’en dira-t-on,ma descendance:rien a ciré. je la voulait. elle seule.Pensser à ces instants delicieux volés quand je partais la voire en secret de retour du college me confortais dans mon idée farfelu d’épouser Ya Fouti. oui. meme si ça apparaisait énorme  et fou      . Nous  avions un écart d’une dixaine d’année! je preparais mon brevet. elle était couturière. »Pour cacher les imperfections du corps »! Disait-elle. Moi je pense qu’elle avait  choisi ce metier pour parer les gens.Dans cette sociéte basée sur l’apparence,Les mal-nées pouvaient sauver leurs apparances avec l’aide de tailleurs!comment ne pas fondre devant tant de sagesse.d’abnegation et de sacrifice de soit! et en plus de ce corps divin. c’etait décider. Je defierais l’ordre établi.l’éstablishement coutumier. Nous courbons deja l’échine devant les jeunesses socialistes du parti,il fallait raser les murs et tenir sa langue en classe face aux enseignants idiots qui avaient une étoile rouge sur le revers de leurs vestons, qui leurs conferait un pouvoir. pouvoir de briser des vies par la délation au siege du parti. peur d’etre accuser, sa famille et soi de contre revolutonnaires avec tout ce qui en découlait.ils en profitaient  de nous bourer le crâne d’inepties qu’on ânonait tels des robots. une vrai douleur pour nous qui avions un fond judéo-chretien.Comment accepter  des trucs du genre « la réligion c’est l’opium du peuple »? en cours et le dimanche prendre sa communion?                                                                                                                                                  Nous n’ avions aucune chance.                          sans maison. Sans argents et sans bénedictions. on était mal barré. pourtant je me sentais etre porter par cette chose qui nous pousse à faire des follies qu’on appele l’amour. il me fallais braver l’establishement qui était composé que d’homme. Ah les hommes! c’étaient eux les chefs. ils décidaient de tout. Mais quand la nature leur jouait un malheureux tour, ils faisaient appel à celles qui d’ordinaire n’avaient pas la parole:les Femmes. Surtout leurs corps. Quand il fallait initier un jeune aux jeux de l’amour et du sexe,on faisait appel à elles. Quand un homme perdait sa fertilité ou sa puissance sexuelle,et qu’ il fallait sauver les apparances;on pretait de temps en temps sa femme à son petit frere en secret pour qu’il continue d’assurer la descendance et de perpètuer le nom de famille. l’honneur et le sang restaient intact dans la famille. Et sauf. C’est ce qui etait arriver à Ta Balou.         il etait aiguilleur aux chemins de fer. un jour qu’il était accroupi entre deux rails, ses bourses se coincerent au millieu des rails. Alors qu’il se battait pour se liberer du piege,une locomotive arriva.Il se resolu de s’arracher pour sauver sa vie. Les bléssures et séquelles laissées par cet accident lui provoqua une impuissance sexuelle. Lui qui etait friand des filles du quartier « trois cent », était devenu subitement un mari model. Il rentrait maintenant à temps du boulot. Tonton Bitelika comme à son habitude ,raillait le pauvre bougre: Aya;t’as remarqué que le frere de Ya Balou va plus souvent en forêt avec Ma Tchimalou- sa belle soeur? «   Qu’est ce que tu vas chercher. ils vont ramasser les champignons »! retorqua papa. » Je te fait remarquer que ce n’est pas la saison ».   »Peut-etre c’est pour le bois mort ». « Ho ho Je suis sùr que Marc doit bien « l’aider » à se courber et à rétrousser son pagne quand elle ramasse ce bois mort! » ricana Tonton Bitelika. papa détourna les yeux . »mauvaise langue va! »                                                         Mais pourquoi les femmes,quand elles avaient des « soucis » ne pouvaient-elles pas décider de ce qui était bien pour elles? les seuls éspaces de liberté qu’avait la femme c’etait quand l’homme daignait la leur conceder. Elles profitaient au maxi:  »Je vais me gèner » jeta Ma Tchimalou à ma mère en balancant ses fesses! Ha cette maman. le coeur sur la main.toujours prete à rendre service. Gentille et tres sociable.Elle assista maman à la naissance de Laurent. elle lui aporta, sur la tete; dans un sceau fumant à l’hospital, de l’eau chaude  pour la masser le ventre. »Les hommes n’aiment la boué.ce petit ventre balloné ». Lancat-elle à maman.ça c’etait elle toute cracher!   Mais on ne pouvait pas lui donner le bon Dieu en confession face à un homme. On parla meme d’une brouille entre Ta Balou et papa. Papa écarta d’un revers de main ces allegations. Maman ferma les yeux: « Un homme c’est comme un lit d’ hospital. pourquoi se faire du mal » .  Quand un bel homme enmenagait dans le quartier, Ma Tchimalou ne pouvait plus repondre d’elle. C’était plus fort qu’elle. Elle devait le  culbuter.  Ah sacrée Ma Tchimalou.                 En ces debuts des années soixante-dix, la guerre de liberation des colonies portuguaises d’angola et de cabinda battait son plein.Le president de notre pays s’était mis une idée en tête d’aider ces mouvements independantistes.le petit aerodrome et le port de la ville de Pointe-noire où nous vivions devaient servir pour le transit du materiel militaire qui venait de cuba. parceque notre pays faisait partie de l’internationale socialiste. »il falait aller prêter mains forte à un peuple frere qui voulait se liberer de l’imperialisme » disaient nos hommes politiques. On envoya des troupes làbas. comme c’était pas suffisant,des lycéens et des collegiens furent enrollés.pour seconder les cubains qui arriverent en masse à pointe-noire. pendant leurs cantonnements avant le front, ou à leur retour de celui-ci; leurs virés nocturnes les guidaient directement au quartier « trois cent »voire les filles de joie. mais la subbite multiplication de naissances des bébés métissés avec des cheveux déffrisés fit comprendre aux gens que les cubains ne s’arretaient pas seulement au quartier du cinema Rex. Cela rappele la femme de ce commissaire politique qui accoucha d’un petit métis alors qu’elle et son mari furent bien noires comme la plus part des Congolais! le commissaire recevait souvent à sa table des officiers cubains et des guerriéros cabindais au teint clair: ho!  Tonton Bitelika parla du prix à payer. « Aya, c’est l’éffort de guerre du commissaire politique ». un oiseau passa avec une aile cassée.      Sur ce , Ma Tchimalou se décida qu’elle aussi voulait se taper un cubain. et oui. sinon un cabindais au teint pâle: donc blanc! quand ils venaient,le p.m.k en bondouillière; danser la charanga à Total bar: elle les observait. subjuguée! Ils dansaient tellement bien qu’on oubliait que ces gars étaient des guerriers redoutables. Les nouvelles des éxactions,des bavures, commisent par eux dans les villages et bourgs du cabinda rappelaient qu’ils étaient pas des saints! Mais elle rêvait d’en mettre un dans son lit. « la façon dont ils bougent les reins en dansant augure des choses… ».  Et Ta Balou dans tout ça? le pauvre. il était larguer. accros aux medicaments des médécins chinois du dispensaire de Tiétié, à base d’herbes d’Asie; pour recouvrir sa vigueur. ho 

la fêlure 1

Posté : 6 janvier, 2012 @ 3:47 dans Non classé | Pas de commentaires »

Il fut un temps au Congo, surtout à Pointe noire, pour trouver une femme à épouser, il fallait chercher longtemps; se lever tôt; c’était désespérant parfois. Vu que ses vertes années passaient vites et qu’il fallait se résigner finalement à prendre pour épouse celle qu’on avait trouvé. Même si cette fille n’avait pas en elle ce petit quelque chose qui fait réaliser de manière évidente qu’on se trouvait face au Graal! il fallait parer au plus pressé : se marier. Parce-que tout simplement la femme était une denrée rare. Donc très précieuse. Les rares filles qu’on croisait étaient maquées à des hommes matériellement viables. Il n’y avait pas de place à l’amour. Ni aux sentiments amoureux. Et les filles en étaient résignées, parce-que conditionnées par un lavage de cerveau par les mamans! J’entends encore notre père claironner : seul un “kalaka” pourrait prendre mes filles en mariage! Parce-que les commis aux écritures devaient être de bon calligraphes, d’où le mot en kikongo de “kalaka”. Ça voulait dire tout simplement que le prétendant devait être un lettré. En ces temps là, les parents pouvaient faire la fine bouche. Choisir son gendre et congédier ceux qui n’étaient pas à la hauteur étaient monaie courante! Les origines, les faits d’armes, l’instruction et les antécédents familiaux du prétendant déterminaient le choix des parents. On ne donnait pas sa fille au premier venu. Je me rappelle ce monsieur qui est venu voir notre père pour demander la main de l’une de nos sœurs. Il s’appelait tonton Yakamambou. Georges pour papa . Littéralement:”encaisseur des problèmes”. Sa petite taille n’arrangeait pas les choses. Je revois le regard moqueur et plein de sarcasmes de notre père. Courtoisement il déclina l’offre:”Un paratonnerre ambulant pour ma fille. il ne manquait plus que ça”, lança-t-il après, à notre maman. Et tonton Bitelika acquiesçait,l’air goguenard, sur le coté sulfureux de la famille Yakamambou. Ainsi les parents pouvaient faire les difficiles. C’était pas comme aujourd’hui, les filles, on en trouve à la pelle. Avant on ne bradait pas sciemment son seul bas de laine. Les filles constituaient une épargne et leur dot étoffait le capital familial. Pouvait-on être sensé et parler d’amour, de bonheur,de liberté et de choix, quand le poids des devoirs familiaux obligeait de se faire abstraction? quand toute la famille regardait leurs filles telle des tirelires? “Vous avez des devoirs de sacrifice” assénaient les parents. Comment pouvait-il en être autrement pour les garçons? Tel était le climat dans lequel filles et garçons se mouvaient, captifs et fidèles, résignés et heureux, au gré de cette responsabilité valorisante mais douloureuse. Autres temps, autres mœurs. Donc les filles et les garçons ne pouvaient se fréquenter. On était même séparés à l’école. Comment s’en approcher, quand tous adultes de la famille et du quartier avaient le devoir de surveiller les jeunes gens? On sentait leurs regards inquisiteurs dans nos  dos. On ne pouvait que sortir et se promener avec les filles de la famille : aller à la fontaine, au marché, à l’hôpital et à l’église. Et quand un garçon était en âge de prendre une fille pour épouse, ce sont les parents qui s’en chargeaient. Ils sélectionnaient une famille et le choix de la dulcinée te revenait. La liberté encadrée. Le problème, on ne savait rien du sexe opposé! Parfois, certaines maternelles demandaient à des parentes éloignées, “d’aider” leurs fils à secouer leur gourme. On t’envoyait sous prétexte d’aller aider une amie de maman. Pour des menus travaux. souvent ces “tantes” n’avaient pas eu d’enfants. Encore moins de mari. Et c’était bien vu d’aller rendre service à une femme qui n’a pas eu d’enfant. Comme disait le curé: aider la veuve et la femme stérile c’est la dime du pauvre. Et on s’en allait le cœur joyeux, la fleur au fusil. N’imaginant pas ce qu’il en retournait ou ce qui nous attendait! Je vois encore le regard en biais de mon grand frère. Lui savait ce qui m’attendait. Il y a quelques années, lui avait prit une autre direction. La trame était en place. L’initiation commençait à votre insu, après t’avoir épuisé en travaux et commissions, te servir un copieux repas assaisonné de piment et de gingembre; et arrosé d’une rasade de vin de palme: le piège se refermait.   Le soir arrivé, alors elle te demandara de lui masser le dos prétextant une douleur aux reins. Peut on refuser à la jeune cousine de maman un aussi banal et anodin service? Alors quand elle s’allonge sur la natte, le pagne négligemment attaché, expressément voulu; dans l’espoir qu’il se dénoue au moment ou tu la masserais. Ses jambes fuselées, dénudées . La cambrure de ses reins, le bustier ouvert sous les aisselles; laissant entrevoir des seins généreux……Je me suis retrouvé dans cette position! Je ne pu m’empêcher de penser à cet instant que cette situation n’était pas normale. pour ne pas m’effaroucher, elle me rassura qu’elle avait mal au dos, que je pouvais m’approcher. “Je ne vais pas te bouffer” me dit-elle. Elle me tendit un pot d’huile de palme. J’entrepris d’étaler la délicate pâte grasse sur son dos et commençai timidement à la masser. Elle était couchée sur le ventre avec les bras et les jambes en croix. Voyant que je m’y prenais mal, elle me conseilla de me mettre derrière elle, entre ses jambes. La séance improvisée de kiné me mit en position telle que quand elle me demandait d’arriver à la nuque et aux omoplates, j’étais inconsciemment plaqué sur elle, par derrière avec des mouvements inconnus pour moi mais combien suggestifs. Entre temps son pagne avait glissé. L’odeur de l’huile de palme sur sa peau, la lumière tamisée et vacillante de la lampe tempête, les sensations dues au piment , au gingembre, au vin de palme ingurgité, finirent par avoir raison des derniers doutes et appréhensions. Je me mis de lui masser d’abord le dos. Elle m’indiqua ses reins prétendument meurtris. La vue de la naissance de son derrière me troubla. Je continuai de la masser. Ma maladresse et la force physique de mes mains lui faisaient échapper de petits cris; elle me congratula d’un “tu as des bras et des mains vigoureuses. J’espère que tes reins le sont aussi »! Je ne nota pas l’allusion. Et sans me rendre compte, elle souleva sa croupe et cassa ses reins. Le tableau que j’eus sous les yeux et l’état dans lequel je me trouvais finirent par m’envouter, me faisant remarquer qu’il y a des offres et  propositions qu’on ne refuse ! je sentais mon coeur dans ma poitrine.  C’était pourtant la première fois que je m’approchais et touchais une femme, qui n’était pas de ma famille. une proximité interdite par la societé. Du moins depuis que j’avais conscience de nos différences. Ya Fouti avait un corps d’ébène, une peau soyeuse, une croupe ferme et une poitrine qui te narguaient! Debout. on a la ferme conviction qu’aucun enfant ai bu à cette fontaine. Elle tendit son bras entre mes juvéniles jambes, la plonga dans mon short et enferma mon membre dans sa main enduite d’huile. Son corps brillait à la lueur de la flamme de la lampe. Des sentiments contraires s’entrechoquaient dans ma tête d’ado. L’envie de découvrir le sacré, la gêne due à la proximité de cette femme avec ma mère, la peur d’être repoussé parce-que piégé, la culpabilité de trahir mon amour pour maman avec une autre femme. Enfant, on confond souvent ça. Mais l’appel de l’abîme, du vide et de l’inconnu fut trop fort. Je me résolus à baisser ma garde. Même si mon outil n’avait jamais servi auparavant, il y a des choses qu’on n’apprend pas! On apprend seulement à bien les faire. Ya Fouti fut mon guide. Elle m’ aida à passer ce cap. Évitant l’ humiliation de la première fois avec une fille sortie droit du gynécée, elle; aussi novice que toi. Mais apparemment j’avais assuré, pour un débutant : mettre dans des tels états  une femme aussi expérimentée, d’âge honnorable: experte en plus, le rictus sur le visage et ces cris encourageant me laisserent pantois! c’était ça et comme ça que cela se passait? je la laissa allongé sur le dos. le sourire aux lèvres. dans un état de plénitude . Je rentra sifflotant les mains dans les poches, le col relevé!  Depuis mon retour de chez la ”tante” le regard de ma mère avait changé. Je surprenais maman me regarder avec une fierté non dissimulée. Elle n’était pas insensible aux éloges des mamans du quartier sur son fils, ce petit sourire en coin de ma grande sœur; l’indifférence feinte de papa, comme s’il n’était pas au courant, me grisaient. Ça voulait dire que j’étais à point! Un homme quoi! maman me cherchait déjà une fiancée. Les démarches et les tractations allaient bon train. Quand la belle famille était trouvée et les deux filles ciblées…. Pourquoi deux? Tout simplement si une était déjà consignée, il fallait un plan B.   Un mariage supposait des frais, une bonne récolte des gens du village qui transhumeront en ville avec des victuailles, la disponibilité des juges coutumiers, l’avis favorable des oracles et en sus la fille devait être une bosseuse : à l’école ou au travail. C’est pour dire! L’avis des deux tourtereaux comptait pour des prunes! Moi, en revanche, j’étais indifférent à tout ce qui m’entourait. J’avais la tête et les pensées ailleurs. bien que mon passage chez Ya Fouti devait être circonstancié et sans lendemain. Mais j’étais pris au piège. il ya de ces rencontres qui ne s’oublient pas. il ya certains liens qu’on ne peux briser! Ya Fouti concentrait à elle seule toutes mes pensées .quel délice  cette première fois! une autre fille saura-t-elle  me faire découvrir ce nouveau  monde tant esperé  … ce soleil de minuit. doux et envoutant.

Généalogie de la famille Sakala Lassy: vérités

Posté : 6 septembre, 2011 @ 10:24 dans Non classé | Pas de commentaires »

Dès le 18eme siècle, on trouvait déjà des traces très marquées de la famille Sakala-Lassy dans la région du Kouilou et plus précisément au lieu-dit Tchikoungoula actuellement Pointe noire.
L’ancêtre le plus connu de cette famille fut Nfouk’-Lassy, qui naquit vers 1860. Koùmbi bouilika son village se trouvait à l’actuel emplacement de l’aéroport de Pointe-Noire, entre la base aérienne et la riviere tchinouka encore un petit ruisseau qui coule aussi bien sous les rails que sous l’avenue Marien Ngouabi, vers le quartier Mboukou. Les localités limitrophes de Koùmbi bouilika furent Ntiétié, Mboukou, Mpaka, Mpolo, Tchimani, Ngoyo, Tchibambouka, Mpita, Tchinouka, Malala et Tchimbamba.
Nfouka-Lassy fut un grand chef coutumier très mystique. Une anecdote rapporte que des religieux voulurent évangeliser son village en faisant prévaloir les miracles de la Bible; il marcha sur les eaux de la Loaya devant témoins. d’où son nom “Nfouk’”: odeur, renommée, réclame, puissance.
N’fouk’ Lassi naquit des amours d’une femme du village de Tchimbamba avec le plus vieux et le plus puissant des genies de Tchikoungoula: Mani li Tchimbamba dont le symbole fut Mayàl’ Mayàl’, qui habitait au milieu de la lagune de Loàya sur un îlot boisé. de cet îlot sacré emmanaient des voix et des bruits, des cliquetis, de ses bracelets et colliers dont se parait le genie. il était interdit aux puceau et surtout aux vierges de s’approcher de ce lieu sacré. 
Nfouk’ Lassy eut deux fils: Louisi Sakala dit l’Ancien et  Madè Mva-Sakala , puis une fille: Souami-Fita.   Madè Mva-Sakala  fut le premier gardien du Loumvo, la porte des genies qui se trouve entre la Louaya et la mer à son embouchure. et il était le seul intercesseur (Ntom’si) entre le genie Mani li Tchimbamba et les familles environantes de la lagune( les familles Tchilouandjili, Tchinkati, Tchimbambi, Tchicaya-Linguissi, Nzaou, Malafou, Tchibouanga, Tchitimba-Makaya, Mavoungou, Taty) 
À la mort de Nfouk’ Lassy, son fils ainé Louisi Sakala dit l’Ancien prit sa succession et devint le chef du village, vers 1910. Les colons l’expulsèrent du fait que ceux-ci n’étaient pas parvenus à trouver d’autre site que ce plateau pour y construire une piste d’aéronef en projet. Il partit rejoindre à Tchimbamba, son frère Madè Mva-Sakala qui lui s’était depuis rapprocher de la lagune Loaya; lieu d’habitation du genie tutelaire de leur clan. Entre temps, leur unique sœur, Souami Fita, se maria avec le chef du village de Tchibota au bords de la riviere Tchinouka; à l’emplacement actuel de l’église catholique Saint Pierre et du college technique 12 août.
Le jour de la naissance de Sakala-Louisi dit l’Ancien, vers 1880; le village eut, ce jour-là, la visite d’un prêtre venu de Loango, à la recherche de jeunes enfants pour le nouveau séminaire, lequel donna le prénom de Louis au bébé: « comme le roi de français », dit-il, avant de prédire au nouveau-né une grande descendance. C’est ainsi que tous les premiers nés de la famille portent les nom et prénom de Sakala Louis.

Adolescent, Louisi-Sakala dit l’Ancien prit pour épouse une fille de Bouali (Diosso), au nom de Nzaou nissy. Avec elle, il eut un premier garçon qu’il nomma Louis Sakala dit N’kouloutou, vers 1903 : le père de Louis Sakala dit Tchimbakala et d’Albert Bimi Sakala. le cadet de ses enfants, Matouti Félix; le pere du pasteur Sakala Louis Gaspard naquit vers 1907 d’une mere originaire de Mboukou. S’ensuivit le benjamin Lassy zéphirin vers 1905, le futur prophète qu’il eu avec une fille de Mpita, le pere des pasteurs Sakala andré et Lassy antoine. puis vint Ngombi henriette, la grand-mère de Delphin Makaya. louissi-Sakala dit l’Ancien portait une boucle en or à l’oreille pour son rang élevé dans la hiérarchie du Royaume de Loango. Il pourvoyait en hommes la Compagnie des Batignoles , pendant la construction du chemin de fer. C’est à sa mort que ses fils se résolurent à s’expatrier au Congo Belge en passant par le Cabinda.    

Sakala louissi l’ancien fut un comtemporain et tres proche des chefs Ndaka-Makaya dit Ndaka Sousou du village de Ntiétié. de Tâ Koutémouka-Niambi du village de Mboukou,  de Linguissi-Tchicaya de Mpita.  Ainsi, le village Koumbi Bouilika fut un carrefour important sur la route du Royaume de Kakongo (Cabinda) et fit de son chef, notre ancêtre; un interlocuteur de premier plan! D’ailleurs,“la route royale”, qui partait de Bouali (Diosso), qu’empruntait le roi, traversait son village de part en part; avant Tchimani, Nkot’ Bitef’, Ndjeno, Fouta, Tchiamb’ Tchi Nzasi.
Sakala-Louisi dit l’Ancien eut quatre épouses: Nzaou Nissy de Diosso, Tchissimbou Tchingoma dit Mâ Sabole de Mpita, Mâ Tchibinda de Mboukou et Mâ Lab’line de Ngoyo, tante de Taty-Loutard. Du vivant de jean baptiste Taty-Loutard, on le vit souvent venir faire des offrandes (vin de palme et de noix de cola) au cimetière de Tchimbamba où fut enterrée sa tante, aux côtés de Louisi Sakala, son époux. les villages de Tchimbamba et Mpita abritent les sepultures de la plupart des membres de la famille Sakala-Lassy : Nfouk’ Lassy, Sakala-Louissi dit l’Ancien, Tâ Made Mva-Sakala, Sakala Louisy dit N’kouloutou, Tâ Nlil’ Moniô, Tâ Tchikouakou et Tâ Tchimaka.
Son frère Tâ Madenvo engendra Tâ Nlil’ Môgn’ qui le remplaca en tant qu’intercesseur entre les familles et le genie à Louayi-Tchimbamba et gardien du Loumvo.
Sa soeur Mâ Souami Fita engendra Georges Mbambi, propriétaire de l’immeuble qui abrite aujourd’hui le commisariat de police de Lumumba (Pointe-Noire), forcé de vendre sa maison à l’état dans les années soixantes.

Sa premiere épouse Nzaou Nissy fut de la tribu des “Bas’Boulolo Boukouani”; de la caste Tchilounga, les gardiens du pouvoir temporel, d’où notre proximité avec la famille royale de Diosso.  à ce jour, seuls les Bas’Boulolo peuvent introniser le roi et bien évidement en presence du Moé Moukougni, detenteur du pouvoir des ésprits de la foret! C’est le rôle qui est dévolu à Tâ Tchitembo de Diosso. Tâ Tchitembo et Mâ Ndoulou sont les enfants de Mâ Nissaou, la sœur cadette de Nzaou Nissy; épouse Louisi Sakala dit l’Ancien.                                                     L’ancien membre de l’Uneac, l’écrivain Jean Kali-Fayette; fils de Mpita, fut un fils de la meme famille.

Pour récapituler, comme Louis Sakala dit Nkouloutou et Ngombi henriette sont cousins avec Tâ Tchitembo et Mâ Ndoulou , de par leurs mamans; par conséquent, Delphin Makaya se révèle être le petit-fils maternel de Tâ Tchitembo. Albert Bimi Sakala le neveu paternel de Tâ Tchitembo.

Au Regard de ce qui précède, l’on peut aisément faire le constat d’une famille ayant une assise prépondérante et des racines profondément enfouies dans la région du Kouilou, à travers son église (le Christianisme Prophétique en Afrique) ; une famille dont l’une des préoccupations cardinales résident dans la nécessité d’agréger les filles et fils de cette région, faisant ainsi preuve de patience et d’accommodation. En somme, une famille éprise de tolérance et de paix. D’où son incompréhension d’avoir été longtemps marginalisée, alors même que la légendaire hospitalité dont jouit cette région à l’égard d’autres Congolais et d’étrangers n’est plus à faire.                                   N’est pas là une preuve indéniable de la transcendance Vili.
Si Pointe-Noire est aujourd’hui un havre de paix pour tous, nous le devons tous à ces familles qui servent à la fois de ciment et de tampon.
Se pose donc la question du rôle de spectateur auquel cette famille est reléguée, eu égard à la gestion de leur région et de leur ville. toute proportion gardée!

 Albert Bimi Sakala (France)

la fêlure (6) mon pointe noire à moi!

Posté : 16 mai, 2011 @ 10:37 dans Non classé | Pas de commentaires »

ah! que j’aime cette ville de pointe noire. de façon viscérale. elle est dans ma chair. je l’aime comme on aime une femme: à fond! elle est en moi et fait partie de moi meme quand je suis loin d’elle. de ses plages, de ses bistrots, de ses rues ombragées, de ses avenues encombrées, de ses marchés bruyantes, de ses soleils brûlants et meme de ses orages dévastateurs!

j’y suis né. à Tiétié. non loin de l’église Lassiste. derriere la résidence du prophete. dans la concession familliale.  entouré de mes deux tantes paternels: Tâ Louto- Lôsso et de Tâ Ngombi henriette qui me chérissaient!  mes terrains de jeux furent l’ecole urbaine de Tiétié, le marché, la cour du foyer femminin, Tchibofo, Foucks, la boulangerie des Lobo. l’église saint françois d’assise, le bistrot de Tâ Antoine ou la buvette Etoile Bémbé où papa m’envoyait acheter son quart de vin. je profitais de ramasser les bouchons de soda que je collectionnais. ah! la blanchisserie de Papa erneste Kokolo, le premier lavandier de Tiétié; où papa retirait ses chemises blanches toutes immaculées et ses pantalons noirs à plis!  le soir, apres la messe; tout le monde s’attroupait autour du barbecue de Tâ Wôlo i Wôlo d’où montait un de ces fumés! des soles, congres, sabres, carpes, crabes, brochettes de gambas doraient sur le grillage…….! qui n’a pas mangé les suculantes grillades de ce vieux cuisinier: on venait de tres loin pour y goûter! maman m’offrais une grosse pince de crabe que je rongais encore et encore.

123
 

Education CNK |
abdelhay aloui |
Le Blog Note d'Omer NTOUGOU |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | GOUVERNANCE / GOVERNANCE
| cees
| arebroussepoil