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la fêlure 4

Classé dans : Non classé — 6 janvier, 2012 @ 16:15

Perdue dans ses pensés, et distraite par le bouhaha du bistrot juxtant notre parcelle; maman ne fit pas vite attention à ces cris qui venaient de la rue. deux femmes pleuraient en se lamentant. la clameur s’approcha dans la direction de la maison. c’étaient les deux soeurs de maman! Mâ Tchilessi et Mâ Tchikoumbi. pieds nus , poitrines dehors et cheveux dans le vent. maman les regarda incrédule et interrogatrice: Grand père était mort depuis une semaine déja! seulement aujourd’huit que la nouvelle leurs est parvenue- une seule fois par semaine,un camion déservait le village de grand père. ramenant marchandises et nouvelles en ville.  les trois soeurs se tomberent dans les bras. Papa dépécha quelqun chez Tâ Tchikouakou-son ainé,  tonton Bitelika-son cadet ; Tâ Balou et yâ Marc leur informer du décès. Les voisins vinrent. le vieux Nkiba’nsa et le vieux Mizélé. Mâ Tchimalou vint se jetée par terre au milieu de la cour le pagne ataché à hauteur de cuisses! papa Mizélé se résolu d’arreter la musique de son bistrot. ça tenait plus du tintamarre que d’un song harmonieux ! les badauts s’attroupaient . les petits vendeurs à la sauvette s’invitaient. qui vendaient de l’eau en sachet, du jus de gengimbre, des cacahuetes grillées, les batons de cigarette,arachides fraiches, noix de coco et tubercules de manioc coupées en dé! les coordonniers ambulants et « les enfants médicaments » :ces vendeurs ambulants de médicaments. tout ce monde savait qu’une veillée attirait du monde. donc des clients potentiels! poussant souvent la désinvolture jusqu’à proposer leurs marchandises au milieu des gens en pleurs; parfois à côté du cerceuil sous la chapelle ardente: « Que veux-tu; les valeurs et le respect se perdent! dixit papa. Le vieux Mizélé se frota déja les mains pensant à la recette qu’il fera. il se précipita avec sa « lampe pétromax » qu’il acrocha à une branche du safoutier qui tronait au milieu de la cour. parcequ’ à une certaine heure, la veillée se déportera presque chez lui; au début la soif- l’appel de l’alcool- et à la fin de l’acharnement éthylique. parceque chez nous on boit comme l’on se noie! les gens buvaient du café dans des gobelets pour rester en veil. il y’avait souvent du vin rouge à la place du café. et les gobelets circulaient! ho …..Grand père a été trouvé dans son lit, il était mort dans son sommeil . surement à l’aurore: oui. il est mort comme il a vecu! discretement, sans déranger, dans la quiétude du matin: oui l’homme de bien meurt au petit matin! Et c’est papa qui devait s’occuper des funérailles de son beau père: ainsi le voulait la tradition. maman pleurait de toutes les larmes de son corps. se rappela du songe quelle fit sur grand père ce jour de grande pluie. pourquoi cette colère de grand père qui était de nature paisible. jamais un mot en dessus de l’autre! m’a t il vu dans un endroit où je ne devais en aucun cas me trouver? le malaise qu’avait maman au lendemain de cette tornade persistait. si c’était seulement le décès de son père qui la mettait dans de tels états!… la douleur persisterait quand meme mais elle serait appaisée. parceque qui est fait est fait! mais pourquoi cette boule en travers de la gorge? comme si un probleme lui arrivait! elle était allongée sur une natte en tissu de  raphia d’ou elle spasmodiait des phrases innintelligibles .c’est là que Ya Fouti vint la trouver. elle aussi en pleurs. elles s’embrasserent, se plaignant de leur tristèsse d’orphelines; prenant le monde à témoin de leur malheur. tous étaient touchés par les plaintes  de Ya Fouti. c’était une pleureuse professionnelle.  » Ah la pauvre enfant, ça lui rappele la mort de son père » lacha Tâ Bitelika. oui, ils étaient arrivés avec leurs épouses et nos tantes . avec des nattes pour dormir à la belle étoile à meme le sol et des maracas pour accompagner les chants funebres. les hommes se réunirent pour décider du montant des cotisations. le cahier affecter à ça, circulait déja. le vieux Mizélé s’y  attela comme à toutes les veillées du quartier.dans le passé, il eu des doutes sur sa maniere de gerer l’argent. des dépenses injustifiées. il eu des écarts négatifs dans ses comptes!… »donner le commerce de l’arachide au coq dont c’est le mets favori? »……. ironisa tonton Bitelika. « une chose est sùre, demain ou au plus tard apres demain; une délégation doit partir pour le village! trancha papa.

Pendant ce temps,moi; j’étais aux anges.Ya Fouti avait élu domicile chez nous! c’était ainsi les veillées funèbres. toute la famille et les proches devaient de vous assister. les femmes quand elles ne pleuraient pas, préparaient le repas de tout ce beau monde.  par contre la mission des hommes était de trouver l’argent des cotisations. et surtout ils étaient là pour boire du « sovinco » ,les « cravatés » et  »ordinaires ». ils en déscendaient pleins! à voir les regards torves qu’ils jetaient aux femmes,entre deux mises de jeu de pocker ou de « djok », dont les pagnes attachés en haut des genoux;à mi-molets, découvrant des « antichambres du paradis »;claquaient des mains,chantaient en remuant leurs derrières provocateurs; écartaient tous doutes sur ce qu’ils buvaient: ce n’était pas du café! Moi par contre ,j’étais aux anges! de temps en temps je m’éclipsais avec Ya Fouti; prétextant l’accompager à la fontaine publique ou faire une course; « avec tous ces cubains en ville »……. et on en profitait. dans la prénombre de la cour de l’école primaire sans portail , elle contre le flamboyant ou le palmier cisal , pendant que moi, intennable; en bucheron laborieux…en laboureur consciencieux…ah Ya Fouti…… Tout fus fin prêt comme l’avait souhaité papa. une délégation partis pour le village: papa, maman, les tentes,les oncles et quelques voisins dont Tâ Balou et sa femme. Ya Fouti était réquisitionnée. c’est elle qui serait notre cuisiniere secondée de Ya Lelo à l’absence de maman! « Ne te soucis pas trop, Fouti est bonne cuisiniere;les garçons sont entre de bonnes mains  » lanca papa pour rassurer maman.il savait pas si bien dire!  parfois certaines paroles annodines sans le savoir prenent des accents prophêtiques….moi livré à Ya Fouti sinon le contraire. presque seul au monde avec elle! toute la durée du sejour des parents au village fut ,aussi sinique qu’il parait; délicieux entre elle et moi.             Et ce qui ne devait pas arriver ,arriva! Ya Fouti tomba en enceinte. comment est ce que possible? mais il s’avere qu’elle se cachait souvent et de plus en plus ,pour vomir. ses crachats et son subit gout immoderé des fruits acides pouvaient passer innaperçus: mais vomir comme ça, attirait meme l’attention de Ya Lelo réputée rêveuse. la nature joue à l’homme souvent de ses tours! comment une femme reconnue stérile, la trentaine triomphante donc sans aucune chance de conjurer son sort; pouvait tombée enceinte sans l’aide des guerisseurs; et de surcoit d’un garçon à peine sortis de l’enfance? donner la vie hors mariage! quel blaspherme! je vois deja d’ici les anciens s’étrangler en apprenant la nouvelle.  elle n’avait pas le droit! surtout apres son rôle « initiatrice désinteressée »qu’elle avait exercé sur moi? elle devait rester qu’un instrument toléré! pas d’attaches, pas de sentiments…il fallait y faire abstraction……..    

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