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la fêlure 3

Classé dans : Non classé — 6 janvier, 2012 @ 15:59

Que m’arrive-t-il? tout se bouscule dans ma tête. j’ai comme le vertige. je n’arrive pas à me concentrer. je respire mal. mon coeur bat vite. bat la chamade. je tremble presque. je suis en colère. j’ai la rage. je bouillonne de colère. je parle seul. mes membres commencent à trembler. je piafe d’impatience. les doutes m’assaillent. il est 19 heures. il fait presque nuit. je ne peux pas rentrer sans la voire! Maman devait etre morte d’inquietude. j’étais pas rentrer à la maison depuis mon retour du college. Il continuait de pleuvoir des cordes. le quartier de Ya Fouti n’était pas éclairé. ces nouveaux quartiers où s’entassaient tous ceux que le chemin de fer drainait à pointe-noire, venait jeter au bord de l’océan; pour trouver du travail. ces gens qui travaillaient au port et dans les quelques entreprises industrielles de la place comme manutantionnaires. ces faubourgs malfamés étaient des coupes gorges; avec des maisons en planches et des rues qui se terminaient le plus souvent en cul de sac. dans des parcelles enclavées. l’adressage n’éxistait pas. encore moins la numerotation! on se guidait par des repères : telqu’un arbre à pain, un palmier, un fromager ou tout simplement un bar. alors quand on coupait l’arbre ou le bar fermait….Viens donc t’y balader la nuit. sans etre du quartier. les latrines donnaient directement dans la rue. dans ces rigoles qui servaient d’égouts à ciel ouvert. les immondisses s’entassaient dans les rues. les mares d’eau, les chiens érrant, de grands brigands appelés « ballados ». Lorsqu’il pleuvait et de nuit; il fallait une dose de courage pour braver cela. Fallait  etre motivé! Pour ça Ya Fouti était une vraie motivation. j’attendais seul dans cette cabane fait de planches et de tôles de recuperation, le retour de cette dernière de son atelier de couture. pourquoi est-elle en retard? ça cache quoi? A-t-elle rencontré quelqu’un. elle a fini peut etre par se lasser de moi. de cet amour sans issu. qu’on devait cacher,dissimulé. Cet amour honni, interdit et impossible. pourquoi s’acrocher à une chose qui est vouée à l’échec? sans issu. et peut-etre elle s’est fait agresser par ces ballados qui écumaient le coin? Ou bien quelqu’un l’a tout simplement offert une bierre au « credit à voyager »:le bistrot du quartier rex. Ha! enfin j’entendis des pas malgres le bruit assourdissant de la pluie sur la tôle ondullée. je reconnu le bruit leger de ses pas. elle ouvrit la porte. je la vis debout dans l’encadrement de la porte,trempée ; la robe en tissu de pagne moulant son corps. j’était fou de rage. en colère et  faim de ce corps. j’imaginais qu’elle revenais de chez un homme. tout se bousculait en moi. l’envie et la colère: je venais d’experimenter ma premiere crise de jalousie! Mais quand elle me dit que c’est à cause de la pluie. elle a du s’abriter de la pluie… »tu sais? marcher dans le noir, dans la boue , en hésitant entre un caniveau plein et la terre ferme »…Je ne dis mot. je restais silencieux et bouillonant. Finalement ce qui comptait c’est qu’elle était là. elle rétira sa robe mouillée. elle grelotait. ses levres tremblaient. Dans un coin de se qui lui servait de piece principale, elle se coula un sceau d’eau pour se nettoyer le corps et les pieds.l’eau ruissela entre les planches vers l’exterieur. elle s’éssuiea. et vint se mettre debout en face de moi. provoquante. la poitrine en avant. la prénombre donnait à son corps sculpté, des allures de statues de déèsses égyptiennes de Nubie! » Tu es faché? tu as des doutes »? Elle m’entoura de ses bras. « Je t’appartiends! »dit-elle….. elle trembait toujours. ses lèvres aussi. pourtant son corps chauffait. brulait presque. Comment des temperatures aussi extremes et contraires pouvaient se bousculer dans un meme corps! ha la femme! ses yeux de biche me supliaient. Sa bouche charnue….Diantre! je me resolu à boire dans cette fontaine de jouvance. elle m’attira dans la chambre. elle s’allongea et me lança: Yiss’*…..Je baissa ma garde……Tout chavira…. Ho grand dieu……     ha  Ya Fouti…. je l’aimais comme l’on se noie: à en mourir.      Je refusais la boué . je voulais me noyer. En elle… »Tu veux voyager? ». »Mais je plane déja! ». « Non?… je voudrais t’ammener loin… là bas. au dela. je t’aime tellement!.. d’accord?…oui?….alors ferme les yeux! »…. Je me sentis lèger. j’étais comme un oiseau. je volais. j’apperçus au loin l’océan. la baie de Louango. On survolait le grand seminaire et la mission catholique….l’imposante statut de Monseigneur Carrie   ….L’allée des manguiers centenaires, qu’empruntaient les esclaves pour aller à l’embarcadère; pour le voyage de non retour! ……les gorges de Diosso…. la maison du roi à Diosso…nous l’évitâmes parce qu’on ne pouvait survoler le palais royal.    c’est à ses risques et péril!…. les plaines de Tchilounga*…..Ntandou mpili*; ces savanes désolées où rien ne pousse…….ces plaies béantes dans la brousse laissées par les feux de forêt… ha c’est cultures sur brûlis…le lac M’bou M’bissi* ….Tiali…..le cimetiere Mont Kamba. j’apperçue mon grand père. il me tournais le dos. » Que viens-tu faire ici? »  Ya Fouti souriait…..ses yeux brillaient comme des flammes, un chant doux comme une berceuse sortait de sa bouche. nous enffourchâmes un âne ailée noir….ho! le chemin de fer…….tiens une locomotive….la lagune Louaya…enfin! Tchimbamba….Mpita….Tiétié….                          J’eu envie de pisser….        

Le soleil me piquais les yeux. ses rayons percaient à travers les claustras . je me réveila. tout bourru. la bouche pâteuse. fatigué. vidé. je me trouvais dans ma chambre. mon cartable, mon uniforme kaki et mes godasses s’y trouvaient. mais je n’étais pas mouillé. encore moins ma couche. comment j’ai attérri à la maison? je m’éfforcais de me souvenir de ce qui s’était passer la veille. La maison de Ya Fouti sur les hauteurs de Tchiniambi. la pluie qui n’en finissait pas! moi et elle. dans elle. cette sensation délicieuse….puis le trou noire. Juste quelques flashs. Comme au lendemain d’une cuite memorable. mais sans le mal de tete. Pourquoi ne me rappelais-je pas de la fin de la soirée. Mon pétit frere qui partagait la chambre avec moi me dit qu’un monsieur m’avait déposé hier. Il était juché sur un velo noir. il portait des habits noires. son regard sombre et son sourire carnacier dénotaient avec la delicatesse et la sollicitude avec laquelle parait-il; il m’entourait.                                                                                                                                                                                                                                       A mon corps défendant, face à l’évidence; je du reconnaitre que ce monsieur: c’était Tâ Tchimaka!..oui.Tâ Tchimaka. vraiment un drole d’oiseau ce gars. il portait toujours une redingote noire avec un noeu papillon sur une chemise blanche avec un chapeau de sorcier vaudou. Tel un croquemort. il était craint et respecter.  je le compris que plus tard. il avait la connaissance. les sciences occultes et la magie noire n’avaient pas de secret pour lui. on le voyait trainer souvent du côté du cimetiere de Mont Kamba où il donnait des coups de main, lors des reffections et réparations des pièrres tombales. On raconta qu’il fut initier à la magie par un prètre franciscain au seminaire de Loango, où il travaillait. c’était l’homme a tout faire.Réparer la clôture, tailler la haie, changer des tôles sur la toiture.peinture et travaux de maçonneries; décorer l’autel avec les palmes les jours de fête…. D’où il profita de s’approcher des soeurs réligieuses. Il s’autoparia de se « faire » une réligieuse.  Une jeune séminariste tomba dans son filet. une fille de Diosso qui était rentrer dans les ordres pour fuir un beau père vicieux et mal intentionné. Tâ Tchimaka arriva à ses fins apres moults et patientes imprécations pour seduire la pauvre! Il l’eu et l’enceinta. « C’est l’histoire du crocodile qui fuit la pluie en se réfugant dans la rivière! »  Le secret fut bien gardé. la soeur réligieuse se cacha jusqu’à la délivrance. Le père superieur l’élloigna à la mission catholique de Landana. couvrant le scandale. Tâ Tchimaka fut viré. On lui remis son bébé et il s’enfonca dans la nuit sans demander son reste. ce bébé: c’est Ya Fouti. elle fut élevé par sa grand- mère paternel. On raconta aussi qu’elle hérita des « choses » de la nuit de sa grand-mère et de son père à leur mort: Hé oui, Tâ Tchimaka était mort depuis belle lurette. vraiment bien mort. j’étais encore gamin. Ya Fouti devait s’approcher serieusement de la vingtaine. je me rappele de cette veillée funèbre. maman y alla. papa aussi. Yâ Tchimbakala notre ainée, Yâ Kousavi ; Yâ Lelo la benjamine. tout le monde était là.  mon petit frere et moi ,sommes rester à la maison. Il était interdit aux enfants de voire un mort……..Comment pouvais-je me retrouver dans ma chambre apres s’etre fait raccompagner par ce vieux corbeau, sur son velo noire de marque « zéphyr? » Je ne comprenais rien . Je n’avais pas peur. j’étais serein. Mais troublé. C’était ça le voyage que m’ avait promis Ya Fouti hier soir pendant qu’on faisait l’amour? m’ammener loin! là bas! au dela! Il fallait juste que je ferme les yeux? je repensa au sourire coquin et malicieux qu’elle me décrocha avant que je ferme les yeux. Puis plus nien. le vide. je lévitais…  le grand saut quoi! ……Imbriqués,Emboités, moi dans  elle!……..Décidement cette fille était terrible!                          

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