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la fêlure 2

Classé dans : Non classé — 6 janvier, 2012 @ 15:51

c’était sans compter des attaches que je commencais a avoir pour cette femme. comment ne pas avoir de la tendresse et ne fus que de la compassion pour une femme que toute la communauté à mis sur le banc du fait de sa stérélité.                                          Et qu’aucun homme se retournait sur son passage au risque d’etre traiter de « chasseur dans le desert »,la risée de tous!        Soit, devait- elle se contenter d’un vieux grabataire qui en faira sa enième épouse avec le mépris de ses coépouses en prime? : le lot des femmes non-fertiles. Il lui resta que cette petite dérogation sociétale: Ce rôle qui leur était dévolue de par la tradition. ce vil travaille de « décallotage », caché et non dit! mais encouragé dans l’obscurité. Par leur manque d’attaches sociales. on la leur demandait comme s’il s’agissait d’un acte de salubrité publique: »             « De toutes les façon,personne viendra jalouser le pétit » lancait méprisante la maman qui vennait solliciter les faveurs pour son fils. Qui accepterait qu’une femme de sa famille fasse ce sale boulot. Mais elles, ignorant ses appéhenssions,son dégoùt  ou son non attirance pour le jeune à « dépuceler »s’executait de façon désinteressé! Elles seules étaient les recours salutaires quand les dégats laisser par les carcans de nos tradditions rétrogrades sur la chasteté, ne pouvaient etre rattaper! les pauvres se rabattaient sur les prostituées du quartier « trois cents ».Ceux des familles aisées avaient leurs « tantes techniciennes de surface ».                    Mais quand il s’agissait d’un beau adolessant à « initier »; comme ce fut le cas de mon grand-frere Tchimbakala; certaines mamans du quartier ne cacherent pas leurs interêt pour etre choisie. multipliant de coqueterie,et de toilette. Notre maman fut assièger par une cour de « tantes »qui voulaient s’adonner à la « tache ». Gènant, éffarant et pathétique!              le mari de mâ Tchimalou ne tenait plus sa femme! roulant son derriere de façon éhonté quand elle passait devant la chambre de ya Tchimbakala,multipliant les ruses pour se retrouver seul avec lui sur sa route; au retour du lycée.  Rusant jusqu’a   concocté des petits plats, pour que ma soeur les glisse dans la chambre du grand-frere et  pourquoi pas elle avec!   Surtout depuis qu’on parlait de son depart pour la France pour les études, chaque femme souhaitait etre celle qui passerait avant la blanche. D’abord on ne pouvait laisser un tel privilege à une blanche! Marquer de façon indellebile l’acte fondateur de la vie sexuele d’un homme! Laisser les autres le faire était plus qu’une défaite. une hummiliation. question de fièrté quoi. La preuve, la femme qui s’était occuper de Ya Tchimbakala se prenait toujours comme la « rivale » de Jacqueline;la femme francaise qu’il avait rammener de France. elle le  disait à qui voulait l’entendre:  » Aussi grand cadre qu’il soit devenu,et marier à une blanche; je suis la première ». c’était son scalp à elle. comme faisaient les indiens d’Amerique. son trophé de guerre. décaloter un jeune et beau fils de bonne famille à l’avenir tout tracer!   quel pied.                                                        Mais quand il s’agissait d’un jeune avec une tête d’hippo et une bouche avec de dents en éventail, il fallait chercher longtemps la mercenaire. En plus si son père n’était pas un « kalaka », on se bousculait pas au portillon. quand certains disent que la beautée est facultative et la noblesse du sang aide peu sinon pas, causer pour vous! mon oeil oui!                Ya Fouti n’était ni la fille d’un kalaka, elle était stérile,et n’était pas un canon de la beauté. son regard était déroutant. Mais il y avait ce quelque chose d’indéfinnisable dans son allure. c’est peut-etre sa maniere d’attacher son pagne à mi-mollet qui mettait en valeur sa croupe, de se camper sur ses jambes interminables avec ce sourire triste qui vous donnait envie de la protèger. mais pourquoi diantre personne la prenait comme épouse? Ah ces coutumes. Une femme devait avant tout assurer la descendance, subsidiairement aider son mari à nourir leur portée et surtout donner des enfants mâles. Ya Fouti ne pouvait le faire. elle était sacrifée:moi,je n’en avait cure. Le formalisme,les traditions,le qu’en dira-t-on,ma descendance:rien a ciré. je la voulait. elle seule.Pensser à ces instants delicieux volés quand je partais la voire en secret de retour du college me confortais dans mon idée farfelu d’épouser Ya Fouti. oui. meme si ça apparaisait énorme  et fou      . Nous  avions un écart d’une dixaine d’année! je preparais mon brevet. elle était couturière. »Pour cacher les imperfections du corps »! Disait-elle. Moi je pense qu’elle avait  choisi ce metier pour parer les gens.Dans cette sociéte basée sur l’apparence,Les mal-nées pouvaient sauver leurs apparances avec l’aide de tailleurs!comment ne pas fondre devant tant de sagesse.d’abnegation et de sacrifice de soit! et en plus de ce corps divin. c’etait décider. Je defierais l’ordre établi.l’éstablishement coutumier. Nous courbons deja l’échine devant les jeunesses socialistes du parti,il fallait raser les murs et tenir sa langue en classe face aux enseignants idiots qui avaient une étoile rouge sur le revers de leurs vestons, qui leurs conferait un pouvoir. pouvoir de briser des vies par la délation au siege du parti. peur d’etre accuser, sa famille et soi de contre revolutonnaires avec tout ce qui en découlait.ils en profitaient  de nous bourer le crâne d’inepties qu’on ânonait tels des robots. une vrai douleur pour nous qui avions un fond judéo-chretien.Comment accepter  des trucs du genre « la réligion c’est l’opium du peuple »? en cours et le dimanche prendre sa communion?                                                                                                                                                  Nous n’ avions aucune chance.                          sans maison. Sans argents et sans bénedictions. on était mal barré. pourtant je me sentais etre porter par cette chose qui nous pousse à faire des follies qu’on appele l’amour. il me fallais braver l’establishement qui était composé que d’homme. Ah les hommes! c’étaient eux les chefs. ils décidaient de tout. Mais quand la nature leur jouait un malheureux tour, ils faisaient appel à celles qui d’ordinaire n’avaient pas la parole:les Femmes. Surtout leurs corps. Quand il fallait initier un jeune aux jeux de l’amour et du sexe,on faisait appel à elles. Quand un homme perdait sa fertilité ou sa puissance sexuelle,et qu’ il fallait sauver les apparances;on pretait de temps en temps sa femme à son petit frere en secret pour qu’il continue d’assurer la descendance et de perpètuer le nom de famille. l’honneur et le sang restaient intact dans la famille. Et sauf. C’est ce qui etait arriver à Ta Balou.         il etait aiguilleur aux chemins de fer. un jour qu’il était accroupi entre deux rails, ses bourses se coincerent au millieu des rails. Alors qu’il se battait pour se liberer du piege,une locomotive arriva.Il se resolu de s’arracher pour sauver sa vie. Les bléssures et séquelles laissées par cet accident lui provoqua une impuissance sexuelle. Lui qui etait friand des filles du quartier « trois cent », était devenu subitement un mari model. Il rentrait maintenant à temps du boulot. Tonton Bitelika comme à son habitude ,raillait le pauvre bougre: Aya;t’as remarqué que le frere de Ya Balou va plus souvent en forêt avec Ma Tchimalou- sa belle soeur? «   Qu’est ce que tu vas chercher. ils vont ramasser les champignons »! retorqua papa. » Je te fait remarquer que ce n’est pas la saison ».   »Peut-etre c’est pour le bois mort ». « Ho ho Je suis sùr que Marc doit bien « l’aider » à se courber et à rétrousser son pagne quand elle ramasse ce bois mort! » ricana Tonton Bitelika. papa détourna les yeux . »mauvaise langue va! »                                                         Mais pourquoi les femmes,quand elles avaient des « soucis » ne pouvaient-elles pas décider de ce qui était bien pour elles? les seuls éspaces de liberté qu’avait la femme c’etait quand l’homme daignait la leur conceder. Elles profitaient au maxi:  »Je vais me gèner » jeta Ma Tchimalou à ma mère en balancant ses fesses! Ha cette maman. le coeur sur la main.toujours prete à rendre service. Gentille et tres sociable.Elle assista maman à la naissance de Laurent. elle lui aporta, sur la tete; dans un sceau fumant à l’hospital, de l’eau chaude  pour la masser le ventre. »Les hommes n’aiment la boué.ce petit ventre balloné ». Lancat-elle à maman.ça c’etait elle toute cracher!   Mais on ne pouvait pas lui donner le bon Dieu en confession face à un homme. On parla meme d’une brouille entre Ta Balou et papa. Papa écarta d’un revers de main ces allegations. Maman ferma les yeux: « Un homme c’est comme un lit d’ hospital. pourquoi se faire du mal » .  Quand un bel homme enmenagait dans le quartier, Ma Tchimalou ne pouvait plus repondre d’elle. C’était plus fort qu’elle. Elle devait le  culbuter.  Ah sacrée Ma Tchimalou.                 En ces debuts des années soixante-dix, la guerre de liberation des colonies portuguaises d’angola et de cabinda battait son plein.Le president de notre pays s’était mis une idée en tête d’aider ces mouvements independantistes.le petit aerodrome et le port de la ville de Pointe-noire où nous vivions devaient servir pour le transit du materiel militaire qui venait de cuba. parceque notre pays faisait partie de l’internationale socialiste. »il falait aller prêter mains forte à un peuple frere qui voulait se liberer de l’imperialisme » disaient nos hommes politiques. On envoya des troupes làbas. comme c’était pas suffisant,des lycéens et des collegiens furent enrollés.pour seconder les cubains qui arriverent en masse à pointe-noire. pendant leurs cantonnements avant le front, ou à leur retour de celui-ci; leurs virés nocturnes les guidaient directement au quartier « trois cent »voire les filles de joie. mais la subbite multiplication de naissances des bébés métissés avec des cheveux déffrisés fit comprendre aux gens que les cubains ne s’arretaient pas seulement au quartier du cinema Rex. Cela rappele la femme de ce commissaire politique qui accoucha d’un petit métis alors qu’elle et son mari furent bien noires comme la plus part des Congolais! le commissaire recevait souvent à sa table des officiers cubains et des guerriéros cabindais au teint clair: ho!  Tonton Bitelika parla du prix à payer. « Aya, c’est l’éffort de guerre du commissaire politique ». un oiseau passa avec une aile cassée.      Sur ce , Ma Tchimalou se décida qu’elle aussi voulait se taper un cubain. et oui. sinon un cabindais au teint pâle: donc blanc! quand ils venaient,le p.m.k en bondouillière; danser la charanga à Total bar: elle les observait. subjuguée! Ils dansaient tellement bien qu’on oubliait que ces gars étaient des guerriers redoutables. Les nouvelles des éxactions,des bavures, commisent par eux dans les villages et bourgs du cabinda rappelaient qu’ils étaient pas des saints! Mais elle rêvait d’en mettre un dans son lit. « la façon dont ils bougent les reins en dansant augure des choses… ».  Et Ta Balou dans tout ça? le pauvre. il était larguer. accros aux medicaments des médécins chinois du dispensaire de Tiétié, à base d’herbes d’Asie; pour recouvrir sa vigueur. ho 

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