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la fêlure 1

Classé dans : Non classé — 6 janvier, 2012 @ 15:47

Il fut un temps au Congo, surtout à Pointe noire, pour trouver une femme à épouser, il fallait chercher longtemps; se lever tôt; c’était désespérant parfois. Vu que ses vertes années passaient vites et qu’il fallait se résigner finalement à prendre pour épouse celle qu’on avait trouvé. Même si cette fille n’avait pas en elle ce petit quelque chose qui fait réaliser de manière évidente qu’on se trouvait face au Graal! il fallait parer au plus pressé : se marier. Parce-que tout simplement la femme était une denrée rare. Donc très précieuse. Les rares filles qu’on croisait étaient maquées à des hommes matériellement viables. Il n’y avait pas de place à l’amour. Ni aux sentiments amoureux. Et les filles en étaient résignées, parce-que conditionnées par un lavage de cerveau par les mamans! J’entends encore notre père claironner : seul un “kalaka” pourrait prendre mes filles en mariage! Parce-que les commis aux écritures devaient être de bon calligraphes, d’où le mot en kikongo de “kalaka”. Ça voulait dire tout simplement que le prétendant devait être un lettré. En ces temps là, les parents pouvaient faire la fine bouche. Choisir son gendre et congédier ceux qui n’étaient pas à la hauteur étaient monaie courante! Les origines, les faits d’armes, l’instruction et les antécédents familiaux du prétendant déterminaient le choix des parents. On ne donnait pas sa fille au premier venu. Je me rappelle ce monsieur qui est venu voir notre père pour demander la main de l’une de nos sœurs. Il s’appelait tonton Yakamambou. Georges pour papa . Littéralement:”encaisseur des problèmes”. Sa petite taille n’arrangeait pas les choses. Je revois le regard moqueur et plein de sarcasmes de notre père. Courtoisement il déclina l’offre:”Un paratonnerre ambulant pour ma fille. il ne manquait plus que ça”, lança-t-il après, à notre maman. Et tonton Bitelika acquiesçait,l’air goguenard, sur le coté sulfureux de la famille Yakamambou. Ainsi les parents pouvaient faire les difficiles. C’était pas comme aujourd’hui, les filles, on en trouve à la pelle. Avant on ne bradait pas sciemment son seul bas de laine. Les filles constituaient une épargne et leur dot étoffait le capital familial. Pouvait-on être sensé et parler d’amour, de bonheur,de liberté et de choix, quand le poids des devoirs familiaux obligeait de se faire abstraction? quand toute la famille regardait leurs filles telle des tirelires? “Vous avez des devoirs de sacrifice” assénaient les parents. Comment pouvait-il en être autrement pour les garçons? Tel était le climat dans lequel filles et garçons se mouvaient, captifs et fidèles, résignés et heureux, au gré de cette responsabilité valorisante mais douloureuse. Autres temps, autres mœurs. Donc les filles et les garçons ne pouvaient se fréquenter. On était même séparés à l’école. Comment s’en approcher, quand tous adultes de la famille et du quartier avaient le devoir de surveiller les jeunes gens? On sentait leurs regards inquisiteurs dans nos  dos. On ne pouvait que sortir et se promener avec les filles de la famille : aller à la fontaine, au marché, à l’hôpital et à l’église. Et quand un garçon était en âge de prendre une fille pour épouse, ce sont les parents qui s’en chargeaient. Ils sélectionnaient une famille et le choix de la dulcinée te revenait. La liberté encadrée. Le problème, on ne savait rien du sexe opposé! Parfois, certaines maternelles demandaient à des parentes éloignées, “d’aider” leurs fils à secouer leur gourme. On t’envoyait sous prétexte d’aller aider une amie de maman. Pour des menus travaux. souvent ces “tantes” n’avaient pas eu d’enfants. Encore moins de mari. Et c’était bien vu d’aller rendre service à une femme qui n’a pas eu d’enfant. Comme disait le curé: aider la veuve et la femme stérile c’est la dime du pauvre. Et on s’en allait le cœur joyeux, la fleur au fusil. N’imaginant pas ce qu’il en retournait ou ce qui nous attendait! Je vois encore le regard en biais de mon grand frère. Lui savait ce qui m’attendait. Il y a quelques années, lui avait prit une autre direction. La trame était en place. L’initiation commençait à votre insu, après t’avoir épuisé en travaux et commissions, te servir un copieux repas assaisonné de piment et de gingembre; et arrosé d’une rasade de vin de palme: le piège se refermait.   Le soir arrivé, alors elle te demandara de lui masser le dos prétextant une douleur aux reins. Peut on refuser à la jeune cousine de maman un aussi banal et anodin service? Alors quand elle s’allonge sur la natte, le pagne négligemment attaché, expressément voulu; dans l’espoir qu’il se dénoue au moment ou tu la masserais. Ses jambes fuselées, dénudées . La cambrure de ses reins, le bustier ouvert sous les aisselles; laissant entrevoir des seins généreux……Je me suis retrouvé dans cette position! Je ne pu m’empêcher de penser à cet instant que cette situation n’était pas normale. pour ne pas m’effaroucher, elle me rassura qu’elle avait mal au dos, que je pouvais m’approcher. “Je ne vais pas te bouffer” me dit-elle. Elle me tendit un pot d’huile de palme. J’entrepris d’étaler la délicate pâte grasse sur son dos et commençai timidement à la masser. Elle était couchée sur le ventre avec les bras et les jambes en croix. Voyant que je m’y prenais mal, elle me conseilla de me mettre derrière elle, entre ses jambes. La séance improvisée de kiné me mit en position telle que quand elle me demandait d’arriver à la nuque et aux omoplates, j’étais inconsciemment plaqué sur elle, par derrière avec des mouvements inconnus pour moi mais combien suggestifs. Entre temps son pagne avait glissé. L’odeur de l’huile de palme sur sa peau, la lumière tamisée et vacillante de la lampe tempête, les sensations dues au piment , au gingembre, au vin de palme ingurgité, finirent par avoir raison des derniers doutes et appréhensions. Je me mis de lui masser d’abord le dos. Elle m’indiqua ses reins prétendument meurtris. La vue de la naissance de son derrière me troubla. Je continuai de la masser. Ma maladresse et la force physique de mes mains lui faisaient échapper de petits cris; elle me congratula d’un “tu as des bras et des mains vigoureuses. J’espère que tes reins le sont aussi »! Je ne nota pas l’allusion. Et sans me rendre compte, elle souleva sa croupe et cassa ses reins. Le tableau que j’eus sous les yeux et l’état dans lequel je me trouvais finirent par m’envouter, me faisant remarquer qu’il y a des offres et  propositions qu’on ne refuse ! je sentais mon coeur dans ma poitrine.  C’était pourtant la première fois que je m’approchais et touchais une femme, qui n’était pas de ma famille. une proximité interdite par la societé. Du moins depuis que j’avais conscience de nos différences. Ya Fouti avait un corps d’ébène, une peau soyeuse, une croupe ferme et une poitrine qui te narguaient! Debout. on a la ferme conviction qu’aucun enfant ai bu à cette fontaine. Elle tendit son bras entre mes juvéniles jambes, la plonga dans mon short et enferma mon membre dans sa main enduite d’huile. Son corps brillait à la lueur de la flamme de la lampe. Des sentiments contraires s’entrechoquaient dans ma tête d’ado. L’envie de découvrir le sacré, la gêne due à la proximité de cette femme avec ma mère, la peur d’être repoussé parce-que piégé, la culpabilité de trahir mon amour pour maman avec une autre femme. Enfant, on confond souvent ça. Mais l’appel de l’abîme, du vide et de l’inconnu fut trop fort. Je me résolus à baisser ma garde. Même si mon outil n’avait jamais servi auparavant, il y a des choses qu’on n’apprend pas! On apprend seulement à bien les faire. Ya Fouti fut mon guide. Elle m’ aida à passer ce cap. Évitant l’ humiliation de la première fois avec une fille sortie droit du gynécée, elle; aussi novice que toi. Mais apparemment j’avais assuré, pour un débutant : mettre dans des tels états  une femme aussi expérimentée, d’âge honnorable: experte en plus, le rictus sur le visage et ces cris encourageant me laisserent pantois! c’était ça et comme ça que cela se passait? je la laissa allongé sur le dos. le sourire aux lèvres. dans un état de plénitude . Je rentra sifflotant les mains dans les poches, le col relevé!  Depuis mon retour de chez la ”tante” le regard de ma mère avait changé. Je surprenais maman me regarder avec une fierté non dissimulée. Elle n’était pas insensible aux éloges des mamans du quartier sur son fils, ce petit sourire en coin de ma grande sœur; l’indifférence feinte de papa, comme s’il n’était pas au courant, me grisaient. Ça voulait dire que j’étais à point! Un homme quoi! maman me cherchait déjà une fiancée. Les démarches et les tractations allaient bon train. Quand la belle famille était trouvée et les deux filles ciblées…. Pourquoi deux? Tout simplement si une était déjà consignée, il fallait un plan B.   Un mariage supposait des frais, une bonne récolte des gens du village qui transhumeront en ville avec des victuailles, la disponibilité des juges coutumiers, l’avis favorable des oracles et en sus la fille devait être une bosseuse : à l’école ou au travail. C’est pour dire! L’avis des deux tourtereaux comptait pour des prunes! Moi, en revanche, j’étais indifférent à tout ce qui m’entourait. J’avais la tête et les pensées ailleurs. bien que mon passage chez Ya Fouti devait être circonstancié et sans lendemain. Mais j’étais pris au piège. il ya de ces rencontres qui ne s’oublient pas. il ya certains liens qu’on ne peux briser! Ya Fouti concentrait à elle seule toutes mes pensées .quel délice  cette première fois! une autre fille saura-t-elle  me faire découvrir ce nouveau  monde tant esperé  … ce soleil de minuit. doux et envoutant.

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