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la fêlure (5)

Classé dans : Non classé — 18 mars, 2011 @ 17:28

Ce jour là, papa rentrait d’une cérémonie de remise de dot. Cette nuit là, le ciel s’était ouvert. Il tombait une pluie demontielle. C’était un déluge de pluie. Pourtant il avait été prevenu de ne pas braver cette derniere pluie de la saison! Il s’était entêter de partir sous les premieres goutes de pluie, esperant d’arriver à la maison avant l’orage. Il l’avait apprit à ses dépends.  Ce jour là, Tâ M’boti s’était jurer d’en découdre avec papa qu’il n’appréciait pas depuis toujours. Papa était le chef de famille et lui voulait etre calife à la place du calife. Pour lui, papa devait disparaitre. Il ignorait à quoi il se frottait!

Papa marchait le dos voûté sous la pluie avec, curieusement; sur les lèvres un sourire étrange. la boucle devait etre bouclée ce soir. les souvenirs lui revenaient. l’arrivée de Tchiboulou Mbambi au village du grand père de maman. notre arriere grand pere maternel….

le village de cet aieul se trouvait au bord de la mer. sous des cocotiers, des palmiers, des manguiers, un arbre à pain et un gros fromager. il etait le chef de ce village. un jour, allongé sur sa chaise; il vit arrivé un voyageur épuisé et affamé. cet homme lui dit qu’il se rendait à Bouali, la ville du grand roi. cet étranger venait du Cabinda pour faire appel au roi sur un jugement rendu dans son village que seul le roi pouvait casser!  notre arriere grand pere lui offrit comme il se devait l’hospitalité.  le fit servir un repas copieux et une couche pour la nuit.

le matin, l’étranger émis le souhait de rester quelques jours de plus; le temps de retrouver les forces avant de reprendre sa route vers Bouali. notre aieuil lui offrit un terrain en retrait du village et l’aida de construire une case. un matin, l’étranger disparut de sa cabane et revint un jour apres, accompagné d’une femme et d’un garçonnet.   il les avait laissé surement au detour d’un sentier, sous l’hangar d’un malafoutier; pendant que lui cherchait une âme charitable qui pouvait leurs venir en aide: on ne debarque pas dans un village étranger demander de l’aide avec femme et bagages! ils déciderent de s’installer au village. ils defricherent un champ, bâtirent une autre cabane. Tâ Tchiboulou était un chasseur. il chassait le buffle dans les plaines marécageuses de Tchikoungoula, Tchiloulou et Mvoumvou. il partait toujours seul à la chasse avec son arbalète pour trois ou quatres jours et ne rentrait jamais bredouille. chose curieuse, quand il revenait de ses campagnes de chasse; il était bizarement propre. l’ensemble veston et culote, fait de kaliko noir; surmonté d’un chapeau feutre noir du style haut de forme dont il ne quitait jamais revenait toujours immaculé.  et cet étrange acoutrement dénotait avec l’habillement de tout le reste du village.

 Tâ Mpopi, notre arrière grand pere maternel avait quatres filles et un frere cadet qui pratiquait la pêche sur la lagune. Tâ Tchiboulou et lui devinrent inséparables. un jour, apres plusieurs lunes; Tâ Tchiboulou vint voire Tâ Mpopi pour lui demander la main de la plus jeune de ses filles.

Apres l’avoir écouter jusqu’au bout, sans l’interompre; le veil homme declina l’offre de l’etranger pretexant son jeune age. « Prends plutôt sa grande soeur! elle est de ta promotion, n’a pas d’enfant ni de mari! lui repondit arriere grandpa’.  L’etranger se leva et s’en alla dans sa case ruminer sa colere. De l’affront, selon lui qu’il venait de subir. Ce jour là, il decida d’en finir avec arriere grandpa’. par tous les moyens, il devait posseder la jeune fille coute que coute. pour ça, il fallait chercher quelqun de la famille qui l’aiderait dans cette entreprise de vengeance.  Et il le trouva en la personne du pêcheur. Un aillier de poid. Il reussi à convaincre arriere-grand-oncle que si Tâ Mpopi son grand frere arrivait à disparaitre, il sera le chef du village. le chef de famille. Avec tous les avantages…..les visites chez le commandant de cercle…..les cadeaux de mr Masure de la compagnie des batignoles……….

Le sort de Tâ Mpopi fut scellé ce jour là. Son frere lui apporta un gobelet en émail avec couvercle, dedans; du bon vin rouge portugais. « Je l’ai fait venir de Bouali, de chez Jacob; »  dit le cadet à son grand frere. De chez le français.  Tâ Mpopi se senti flatté par tant de consideration. il bu le vin et mouru le soir même.

La veillée funebre ne dura pas. Il fut porté en terre par ses filles.

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